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Les Républicains tiennent leurs pistes pour assurer l'avenir du parti

L'entrée du siège des Républicains, rue de Vaugirard à Paris.

L'entrée du siège des Républicains, rue de Vaugirard à Paris. - Bertrand Guay - AFP

Dans le cadre de sa refondation, le parti de la droite a mis sur pied un rapport de 83 pages qui mêle état des lieux et pistes de réflexion.

C'est le mot d'ordre de cette année politique: refondation. Pour réaliser la sienne, chaque formation a sa recette, et cela passe généralement par la consultation des adhérents. Pour réfléchir à leur avenir, Les Républicains ont interrogé des militants, des élus et des experts ou intellectuels proches de la droite. Le résultat est un rapport de 83 pages, dont Le Figaro a publie des extraits et les enseignements dans son édition de ce mardi. 

"Racines chrétiennes" et difficultés à parler de l'islam

Plusieurs thématiques ressortent de cet état des lieux, qui donnent un aperçu de l'état d'esprit la droite actuelle. Il y est question pêle-mêle des "racines chrétiennes de la France" comme une "identité qui doit être définie, sûrement au-delà des seules racines chrétiennes, mais en distinguant ce qui fait la singularité de l'Europe par rapport aux autres continents". Il ressort aussi que les militants attendent une réflexion "très approfondie" sur les questions de religion, et en particulier autour de l'islam, "en se gardant d'un discours simpliste, mais avec lucidité et vérité". 

Rejet de la primaire et de l'"homme providentiel"

Sur le plan politique en tant que tel, on y apprend également que les militants rejettent dans leur majorité la méthode de la primaire ouverte, et croient toujours au clivage droite-gauche.

Le rapport montre ensuite que la victoire et la politique d'Emmanuel Macron ont "créé un trouble dans l'électorat de droite", notamment en "engageant des réformes proposées par la droite depuis longtemps et figurant, pour certaines, dans le programme de François Fillon". Pour autant, les sympathisants LR sont sceptiques à l'endroit du président de la République:

"Nos militants sont très dubitatifs à l'égard d'une ubérisation de la politique qui entraînerait la mort des partis. Ils perçoivent, à raison, le danger du mythe de l'homme providentiel qui, d'Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, relève d'une forme de populisme", peut-on lire dans le quotidien. 

C.V.