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L'UMP annonce des primaires ouvertes pour la mairie de Paris

Tribune vide au siège de l'UMP, en novembre 2012.

Tribune vide au siège de l'UMP, en novembre 2012. - -

L'UMP l'a confirmé ce jeudi après-midi, des primaires ouvertes seront organisées pour désigner le ou la candidate à la mairie de Paris.

Des primaires ouvertes pour désigner le ou la candidate de la droite et du centre pour tenter de reconquérir la mairie de Paris en 2014 auront lieu du 31 mai au 3 juin, pour le premier tour, a annoncé jeudi la fédération UMP de Paris.

Un vote électronique ouvert à tous les Parisiens

Ce vote électronique est ouvert à tous les électeurs inscrits sur les listes électorales parisiennes, moyennant une inscription préalable et le paiement de 3 euros. Si nécessaire, un second tour sera organisé du 7 au 10 juin.

"Toutes les formations politiques de l'actuelle opposition municipale (UDI, UMP, libéraux, CNI, PCD, etc.) peuvent y participer sans exclusive", ajoute la charte qui a été adoptée à l'unanimité du bureau de la fédération de Paris et validée par les candidats déjà en piste.

Les candidats doivent se faire parrainer par 10 élus parisiens de trois arrondissements et 300 électeurs de cinq arrondissements, et déposer ces parrainages au plus tard le 2 avril à midi auprès du Conseil supérieur des primaires (CSP).

Six candidats, dont une inconnue

Six candidats se sont déjà fait connaître, et ils sont presque tous encartés à l'UMP: la députée de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet(39 ans), la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati (48 ans), le maire du Ier et chef du groupe au Conseil de Paris Jean-François Legaret (60 ans), le conseiller de Paris Pierre-Yves Bournazel (35 ans), le conseiller régional Franck Margain (Parti chrétien-démocrate, 51 ans). Le sixième candidat est Douce de Franclieu, une inconnue de 53 ans, ancienne mère de famille maintenant "sans profession si ce n'est candidate", qui défend une position "de droite libérale, girondine et anti-bobo", a-t-elle expliqué.

Une instance de contrôle pour garantir un "traitement équitable"

Cette instance de contrôle ad hoc, garante d'un "traitement équitable des candidats", est spécialement créée et sera présidée par Antoine Rufenacht, ancien secrétaire d'Etat sous Raymond Barre (1976-78), ancien directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002, ancien député de Seine-Maritime et ancien maire du Havre.

Aux côtés de ce "sage" siègeront des membres du bureau de l'UMP-Paris, moins ceux qui prendraient position pour un candidat. Chaque candidat y enverra un mandataire.


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D. N. avec AFP