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L'ex-trésorier de Sarkozy conteste la version de l'avocat de Bygmalion

Nicolas Sarkozy avec son ex trésorier de campagne Philippe Briand (d.), à Tours le 17 décembre 2013.

Nicolas Sarkozy avec son ex trésorier de campagne Philippe Briand (d.), à Tours le 17 décembre 2013. - -

Philippe Briand a assuré lundi soir qu'il n'avait "jamais été demandé d'imputer des dépenses sur le compte de l'UMP".

Nouveau rebondissement dans l'affaire Bygmalion qui a fait sombrer l'UMP ce lundi. Malgré les aveux de Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, son ex-trésorier de campagne, Philippe Briand, a réfuté avec force les accusations de l'avocat de Bygmalion.

C'est cet homme, Me Patrick Maisonneuve, qui a lâché une bombe lundi en déclarant que des prestations liées aux meetings de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2012 avaient été "indûment" imputées à des conventions facturées par Bygmalion à l'UMP. Un système mis en place, selon lui, "à la demande de l'UMP" pour dissimuler des dépenses de campagne trop importantes.

Lundi soir, Philippe Briand a réagi à ces déclarations en affirmant en avoir pris connaissance "avec consternation". Il a également assuré "qu'il n'avait jamais été demandé d'imputer des dépenses sur le compte de l'UMP".

Détail du budget

Se livrant à un examen détaillé du budget de campagne, il a tenu à "rappeler que la campagne de Nicolas Sarkozy" avait "été financée sur un budget de 21,4 millions d'euros provenant de l'emprunt de la Société Générale (10,7 millions), des dons recueillis (5,8 millions), des contributions de l'UMP (4,9 millions) et de l'apport personnel du candidat".

"Sur ce budget", a-t-il détaillé, "21,3 millions ont été dépensés pour financer l'intégralité des coûts de la campagne": location du QG, salaires de l'équipe, mise en place et gestion du site Internet, frais de transport du candidat, paiement des frais liés à l'organisation de toutes "les manifestations publiques auxquelles Nicolas Sarkozy a pris part"...

Philippe Briand a également souligné que différents contrôles avaient été exercés successivement sur ces dépenses: par la commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, la publication au JO et la certification par le cabinet d'expertise comptable Akelys.

S. C. et M. T. avec AFP