BFMTV

Jupe trop longue: Eric Ciotti y voit "une provocation"

Eric Ciotti, le député et secrétaire général adjoint de l'UMP sur RMC et BFMTV jeudi.

Eric Ciotti, le député et secrétaire général adjoint de l'UMP sur RMC et BFMTV jeudi. - BFMTV

Partisan d'une "tenue unique" Eric Ciotti, a apporté jeudi son "soutien" à "la principale" du collège de Charleville-Mézières (Ardennes), où une jeune fille a été interdite de cours car elle portait une longue jupe noire considérée comme un signe religieux ostentatoire.

Eric Ciotti a apporté son soutien jeudi à la principale qui a pris la décision d'exclure une collégienne à Charleville-Mézières (Ardennes) en raison du port d'une longue jupe jugée comme un signe religieux ostentatoire.

"Ne soyons pas hypocrites, la question n'est pas celle de la longueur de la jupe, la question c'est d'imposer un signe religieux, une appartenance religieuse qui relève de l'intime, de l'individuel à la collectivité", a déclaré secrétaire général adjoint de l'UMP .

"Ces jupes longues c'est le signe d'une expression religieuse, je le dis très clairement je suis partisan d'une laïcité intransigeante et notamment dans l'école de la République", a déclaré sur RMC et BFMTV le député UMP favorable au port de l'uniforme.

La direction du collège Léo-Lagrange a deux fois interdit de cours en avril une élève de troisième, âgée de 15 ans et de religion musulmane, en raison du port d'une longue jupe noire jugée comme un signe religieux ostentatoire concerté avec d'autres élèves.

"La religion musulmane ne doit pas imposer ses règles à la République"

"Manifestement il y a eu une provocation, ces jeunes filles qui ont eu des jupes longues, et on sait très bien aujourd'hui que dans plusieurs établissements scolaires, c'est la forme que prend une revendication religieuse, estime Eric Ciotti. La loi de 2004 est claire, elle proscrit les signes ostentatoires religieux dans les tenues. Ce n'est pas simplement la tenue, il y a un contexte, qui a été rappelé par l'inspecteur d'académie".

"Si on avait une tenue unique, comme je le réclame par ailleurs, ceci serait réglé", a-t-il ajouté. "En 1905, il y avait 10.000 musulmans. Aujourd'hui (...) il y en aurait autour de 5 millions, on voit bien qu'il y a des difficultés, qu'on n'a pas trouvé la bonne relation entre la République et la religion musulmane. Pour que la religion musulmane puisse vivre en harmonie dans la République, il faut qu'elle se conforme aux lois, aux règles de la République. La religion musulmane ne doit pas imposer ses règles à la République comme n'importe quelle autre d'ailleurs", a-t-il encore déclaré.

La direction a fait preuve de "discernement" juge Najat Vallaud-Belkacem

"Aucune élève ne peut et n'a d'ailleurs été exclue en raison de la longueur ou de la couleur de sa jupe", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem sur RTL jeudi. "Ce qui s'est réellement passé (...), c'est que l'équipe pédagogique a fait preuve de discernement pour juger du caractère prosélyte, ou pas, non pas de la tenue mais de l'attitude de l'élève". 

K. L.