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Homosexualité: accusée de récupération politique, Valérie Pécresse réplique et porte plainte 

Valérie Pécresse lors du Forum Fintech à Paris, le 30 janvier 2018

Valérie Pécresse lors du Forum Fintech à Paris, le 30 janvier 2018 - ERIC PIERMONT / AFP

Accusée de récupération politique par Ian Brossat, élu communiste chargé du Logement à la mairie de Paris, après son engagement pour la dépénalisation universelle de l'homosexualité, Valérie Pécresse a décidé de porter plainte.

"Je déposerai un vœu au Conseil Régional pour que nous défendions auprès de l'ONU la dépénalisation universelle de l'homosexualité." Ce jeudi, à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie, la présidente Les Républicains de la région Île-de-France Valérie Pécresse a ainsi exprimé son engagement en faveur de la cause LGBT, à l'égard de laquelle elle a pourtant longtemps eu des positions plus tranchées.

Alors qu'elle est souvent apparue aux côtés des militants de la Manif pour tous et de Sens commun, ce revirement de situation semble avoir agacé Ian Brossat, adjoint PCF au Logement auprès de la maire de Paris. "Désormais, Valérie Pécresse n'est homophobe qu'un jour sur deux", a-t-il écrit sur Twitter, en légende d'une photo de Valérie Pécresse lors d'une marche de La Manif pour tous organisée à Versailles en décembre 2013.

Une attaque à laquelle l'élue a à son tour vivement réagi, toujours sur Twitter, dénonçant les "méthodes politiques" de son opposant. "J'ai saisi mon avocat pour porter plainte", a alors annoncé Valérie Pécresse. Ce n'est pas la première fois que la présidente de la région Île-de-France est accusée de récupération politique par les défenseurs de la cause LGBT. En mars dernier, après avoir salué la victoire du film 120 battements par minute lors de la cérémonie des César, Valérie Pécresse avait été vivement critiquée par de nombreux internautes et militants d'Act Up.

Mélanie Rostagnat