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Crise à l’UMP : quelles conséquences sur le travail des députés ?

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Quelles conséquences la guerre à l'UMP a-t-elle sur le travail des députés ? A l’Assemblée nationale, l’ambiance est très calme depuis quinze jours. Mais même en temps de guerre ouverte, les affaires continuent.

Un hémicycle quasi désert, la salle des quatre colonnes presque entièrement vide : depuis 15 jours, début de la crise à l'UMP, jamais l’Assemblée nationale n’avait été aussi calme. Deux explications : comme chaque fin de semaine, les députés rentrent dans leur circonscription. Ce jeudi plus que jamais, ils devront tenter d’expliquer aux militants la situation dans laquelle se trouve leur parti.

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Mais surtout, les députés sont fatigués, après deux semaines de guerre interne et une présence médiatique permanente. Cela-a-t-il eu un impact direct sur le travail législatif ? Parmi les habitués de l'Assemblée, les avis sont partagés. "Le noyau dur de collègues de l’UMP qui travaillent à la commission des finances continuent de travailler de façon efficace", affirme Gilles Carrez, président de la commission des finances de l'Assemblée.

Manque d'énergie chez certains députés

Le député et ancien ministre Eric Woerth, du groupe R-UMP, constate de son côté une baisse de régime : "la crise de l’UMP agit évidemment sur la qualité de l’opposition puisque par principe, l’énergie n’est pas quelque chose d’infini. Cette énergie déployée au sein de l’UMP manque un peu à l’opposition", reconnaît-il.

Un manque d’energie constaté également par certains députés à gauche : "On a l’habitude d’avoir une opposition nourrie à l’Assemblée, et là, il n’y a personne. Et à l’évidence, ils ont la tête ailleurs", constate Thierry Mandon, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée.

En attendant, la commission des finances de l’Assemblée à adopté la nuit dernière le projet de loi de finances incluant le pacte de compétitivité. Le texte sur le logement social a également été voté, Même en temps de guerre ouverte, les affaires continuent.

Mélanie Bertrand et Damien Fleurot et Vincent Deby