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Courants UMP : la Droite forte largement en tête

Guillaume Peltier, l'un des initiateur de cette motion.

Guillaume Peltier, l'un des initiateur de cette motion. - -

Après la validation de l'élection, dans la douleur, du président de la formation gaulliste, la Cocoe a fini l'examen des six motions soumises aux militants.

La Droite forte (sarko-copéistes), l'un des six mouvements de l'UMP qui présentaient dimanche une motion aux suffrages des adhérents du parti, est arrivée largement en tête du scrutin avec 28% des voix.

Selon les chiffres officiels de la commission interne (Cocoe) qui a validé mardi soir ce scrutin -après celui du président de l'UMP, Jean-François Copé, lundi- la Droite forte a recueilli 28% des voix, devant la Droite sociale du filloniste Laurent Wauquiez (21,7%) et les Humanistes de Jean-Pierre Raffarin (18%).

"Un séisme militant" selon Geoffroy Didier

"C'est un séisme militant et la preuve d'un attachement au sarkozysme", a déclaré à l'AFP Geoffroy Didier, l'un des trois chefs de file de la Droite forte avec Guillaume Peltier (passé un temps au FN) et Camille Bedin, des trentenaires sarkozystes et pro-Copé.

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La Droite forte, clin d'oeil à "La France forte", le slogan de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, avait mené une campagne très active avec des propositions choc: interdiction du droit de grève pour les enseignants, faire du 1er mai "une grande fête de la droite" au Trocadéro, création d'une "Charte républicaine des musulmans de France", affirmation dans la Constitution que "la France est une République laïque à tradition chrétienne"...

La reconnaissance des "mouvements" était l'autre grand enjeu de l'élection de dimanche et constitue une première à l'UMP, là où les courants existent depuis longtemps au PS. Les adhérents étaient en effet invités à concrétiser leur existence, une disposition inscrite dans les statuts fondateurs du parti, en 2002, mais jamais appliquée.

D. N. avec AFP