BFMTV

Bruno Le Maire: "Poutine n'est pas le bienvenu en France"

L'UMP Bruno Le Maire

L'UMP Bruno Le Maire - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure et ancien ministre de Nicolas Sarkozy était, mardi matin, l'invité de BFMTV et RMC. Au menu: la venue du président russe aux commémorations du 6 juin et les municipales.

Situation en Crimée, municipales, et écoutes de Nicolas Sarkozy: Bruno Le Maire, député UMP de l'Eure et ancien ministre de Nicolas Sarkozy était, mardi matin, l'invité de BFMTV et RMC. Voici ce qu'il ne fallait pas rater de son interview:

# Le regret: "Face à Poutine, l'UE hésite"

Alors que le président russe, Vladimir Poutine, a approuvé, mardi matin, le projet de traité faisant de la Crimée un nouveau "sujet" de la Russie, Bruno Le Maire regrette: "comme souvent, l'Union européenne hésite". "Si l'on veut que Poutine revienne à la table des négociations, il faut de la fermeté et des sanctions contre les avoirs des oligarques russes, et sur les contrats militaires passés avec la Russie", a insisté l'élu UMP. Faut-il annuler la vente, prévue dans les jours qui viennent, de navires militaires français Mistral à la Russie? "Je demande de la cohérence. Vladimir Poutine joue sur la division des Européens. Il faut suspendre la livraison des deux frégates", a-t-il précisé.

# Le tacle: "Poutine n'est pas le bienvenu en France"

Un peu plus tôt dans la matinée, Laurent Fabius indiquait que Vladimir Poutine "reste invité" le 6 juin en France aux commémorations du Débarquement allié. "Je demande encore une fois de la cohérence et une grande fermeté. Poutine n'est plus le bienvenu en France le 6 juin", a fustigé Bruno Le Maire.

# Le constat: "les Français dégoûtés par le spectacle politique"

"Oui, je crains l'abstention", a par ailleurs reconnu Bruno Le Maire, à cinq jours du premier tour des municipales. "Les Français sont dégoûtés par le spectacle politique qu'ils voient", a-t-il estimé, pointant du doigt "le cynisme du gouvernement dans le traitement de cette affaire d'écoutes" de Nicolas Sarkozy. "On a eu une ministre qui a menti et d'autres qui n'ont rien vu." Et dans cette affaire: "Où est François Hollande?"

Informée le 26 février par le parquet général et le parquet financier de l'existence d'écoutes judiciaires visant l'ex-président Nicolas Sarkozy, Christiane Taubira avait d'abord assuré le 10 mars qu'elle en avait appris l'existence le 7 à la lecture du Monde, avant d'être corrigée par le Premier ministre en personne le lendemain.

Selon plusieurs médias français, dont le site du Nouvel Obs, la directrice de cabinet était au courant des écoutes visant Nicolas Sarkozy et elle aurait omis d'en informer Christiane Taubira alors que l'information aurait été transmise à Matignon. "J'ai été directeur de cabinet. Et quand mon ministre prépare un JT de 20 heures, il est informé de tout", a raillé Bruno Le Maire.

Mais selon, lui, le plus grave dans cette affaire d'écoutes, vient d'une déclaration du ministre Benoît Hamon. "Quand on a un ministre qui dit que ce n'est pas grave d'être écouté quand on a rien à se reprocher, (...), c'est grave, c'est de l'autoritarisme".

Hélène Favier