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Balkany parle de lui et évoque "les plus sombres périodes de notre histoire"

Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, le 18 novembre 2014.

Patrick Balkany à l'Assemblée nationale, le 18 novembre 2014. - Joël Saget - AFP

Patrick Balkany contre-attaque sur le terrain médiatique. Peu après la levée de son immunité parlementaire mercredi dans le cadre d'une enquête pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, le député-maire de Levallois-Perret dit dans un communiqué avoir "pris acte de la décision du Bureau de l'Assemblée nationale", mais explique tenir à "préciser les points suivants".

Le sulfureux élu UMP prévient d'abord qu'il n'a pas l'intention de démissionner de ses fonctions.

"Je poursuis, comme telle est la règle, ma mission de député en siégeant à l'Assemblée nationale", indique-t-il. "Je poursuis également ma mission de maire de Levallois." 

Patrick Balkany tient aussi à démontrer qu'il fait preuve de bonne volonté face à la justice. "Je précise que je ne me suis jamais prévalu de mon immunité parlementaire pour m'opposer à des démarches engagées au cours de l'enquête. (...) J'ai toujours répondu aux questions qui m'ont été posées", assure-t-il.

Mais ce proche de Nicolas Sarkozy indique qu'il ne répondra plus aux questions des journalistes. "J'ai décidé, comme mon épouse (elle aussi mise en examen dans cette enquête, ndlr)", lance-t-il "de ne jamais répondre au déferlement insensé de mensonges qui ont été publiés sur nous et quelle que soit la violence du déchaînement des médias, même s'il est insupportable, voire douloureux, d'être ainsi jeté aux chiens et à une sorte de justice en place publique qui rappelle les plus sombres périodes de notre histoire."

V.R.