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Attentat déjoué: "le Premier ministre et le Président en font trop", pour Guaino

Le député UMP Henri Guaino jeudi sur BFMTV et RMC.

Le député UMP Henri Guaino jeudi sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Sur BFMTV et RMC, le député UMP Henri Guaino estime que l'exécutif "en fait trop" sur l'attentat déjoué dimanche à Villejuif.

Sur l'attentat déjoué, Henri Guaino estime que "le gouvernement a fait son travail, mais il y a une surexploitation et une surdramatisation qui créé une angoisse générale. Le Premier ministre n'a pas à venir commenter ce qui s'est passé. Je trouve que le président de la République et le Premier ministre en font trop. Ca n'est pas une bonne chose de les voir tout le temps devant les micros". 

Pour le député UMP, "il y a une exploitation de ce qui aurait pu se passer à des fins politiques", affirme-t-il sur BFMTV. "Aujourd'hui les gouvernants ne peuvent pas s'en empêcher, et ce n'est pas une bonne chose. Ça use la parole politique, ça ne permet pas de gérer correctement le climat angoissant. Plus le climat est angoissant, et plus on a du mal à assurer la sécurité dans le pays. Entre le mutisme total et l'intervention tous azimut et la dramatisation des évènements, il y a un juste milieu à trouver."

Guaino ne votera pas la loi sur le renseignement

Henri Guaino prévient des conséquences de l'attentat déjoué, notamment sur la loi sur le renseignement: "le gouvernement et les partisans de la loi sur le renseignement vont se servir de l'attentat déjoué pour défendre cette loi. Mais cela n'a rien à voir."

D'ailleurs, il indique qu'il ne la "votera pas en l'état". "Son périmètre est trop large", selon lui. "J'aurais préféré qu'on prenne plus de temps, et qu'il y ait des sanctions très dures pour ceux qui utiliseraient les données recueillies. On va récupérer des données sur la vie de tout le monde: se protéger oui, mais protéger aussi la vie privée".

"D'ailleurs, j'étais favorable à ce qu'on mette en place une loi d'exception sur un ou deux ans, donnant des pouvoirs extraordinaires à l'Etat pour nettoyer les stocks d'armes, les trafics, etc", rappelle-t-il. "Aujourd'hui dans l'opposition beaucoup sont partagés. Certains voteront la loi mais avec réticence".