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Les enjeux des élections sénatoriales

La moitié de l'hémicycle du Sénat sera chamboulée par les élections ce dimanche.

La moitié de l'hémicycle du Sénat sera chamboulée par les élections ce dimanche. - Pierre Verdy - AFP

Basculement à droite, présidence de l'UMP, nouvelle défaite électorale à venir pour le PS ou encore entrée du FN au Sénat, voilà les enjeux des élections sénatoriales de ce dimanche 28 septembre.

Dimanche 28 septembre ont lieu les élections sénatoriales – les sénateurs sont élus par près de 150.000 grands électeurs - qui vont renouveler la moitié de la chambre haute et devrait permettre à l’opposition d’en récupérer la présidence. Néanmoins, derrière cette bataille pour le "Plateau", ce scrutin revêt d’autres enjeux comme la possible entrée du FN au Palais du Luxembourg ou encore, plus localement, des figures politiques chahutées.

> L'UMP prête à prendre le pouvoir

L’UMP est prête à occuper la présidence du Sénat et entend bien peser sur le débat politique national. Le parti d'opposition entend aussi prendre la main sur les commissions qui prépare les textes avant leur examen par les élus, mais aussi forcer au maximum le gouvernement à reculer sur certaines lois. Médiatiquement et dans le match de l’opinion, le Sénat aura aussi son importance.

"S’il bascule effectivement (à droite), ce serait la seule institution dominée par la droite, il servira donc de chambre d’écho aux critiques contre le gouvernement", explique à BFMTV le politologue de l’Iris Eddy Fougier. Néanmoins, "la gauche sait et a les moyens de gouverner avec un Sénat à droite", tempère-t-il.

> Les candidats PS résignés

D’ailleurs, les candidats de la majorité semblent s’être faits une raison et confie leurs difficultés à faire campagne face à la défiance vis-à-vis du couple exécutif, François Hollande et Manuel Valls. "J’ai fait campagne avec un vent contraire", a confié le sénateur socialiste de Côte d’Or François Patriat à BFMTV.

> Quel président (UMP) pour le Sénat?

Etre président du Sénat, c’est être le deuxième personnage de l’Etat puisqu’en cas de nécessité, celui-ci assure l’intérim du président de la République. Pour occuper ce poste, deux ténors de l’UMP – Gérard Larcher et Jean-Pierre Raffarin – se livrent une bataille féroce et affichent leurs soutiens. Le premier compte notamment sur François Fillon quand le second est soutenu par le revenant Nicolas Sarkozy. Pour Eddy Fougier, l’enjeu principal de cette présidence est surtout de savoir "qui prendra le leadership de l’opposition" en vue des prochaines échéances, et notamment la présidentielle de 2017.

> Vers une entrée du FN?

Pour David Rachline, élu maire de Fréjus en mars et candidat à un poste de sénateur dimanche, l’entrée du FN au Sénat serait "la possibilité de faire entendre la voix patriote". Stéphane Ravier qui a été élu dans deux arrondissements de Marseille est aussi candidat. Dans les faits, l’hypothèse d’une entrée du FN au Palais du Luxembourg est possible, notamment dans le Sud-Est, potentiellement au nombre de deux. "L’élection de nombreux conseillers municipaux en mars peu favoriser le FN", prévient Eddy Fougier. Néanmoins, en cas d’élection, leur influence serait limitée par l’absence d’un groupe politique et donc la disposition de peu de moyens, notamment financiers. 

> Les points chauds

Avec ces différents enjeux politiques, les élections sénatoriales donnent lieu à des points chauds. Retrouvez-les en détails, département par département.