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Politique

Les comptes de campagne de Sarkozy rejetés

Nicolas Sarkozy, lors du meeting de Villepintes pendant sa campagne

Nicolas Sarkozy, lors du meeting de Villepintes pendant sa campagne - -

Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy ont été rejetés par la commission chargée de les contrôler, car ils dépasseraient les montants autorisés. Un recours sera déposé, l'UMP pouvant perdre 11 millions d'euros de subventions publiques.

Avec des caisses déjà dans le rouge, l’UMP risque d’avoir de grosses difficultés financières. Selon l’Express.fr, les comptes de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 ont en effet été rejetés par une commission nationale chargée de les contrôler, ce qui pourrait priver son parti d'une importante contribution publique.

L’UMP pourrait perdre 11 millions d’euros

Le président sortant, battu en mai par François Hollande, avait déclaré un total de dépenses de 21 339 664 euros, très proche du plafond légal de 22 509 000. Mais la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a réintégré des dépenses non déclarées qui concernent des réunions publiques avant sa déclaration officielle de candidature en février. Ces frais ajoutés aux dépenses déjà déclarées, Nicolas Sarkozy dépasse alors le plafond légal. Si cette décision était validée, l'UMP pourrait perdre le bénéfice de 11 millions d'euros de concours publics, selon le site de l'hebdomadaire. Ni l'entourage de Nicolas Sarkozy, ni la CNCCFP n'ont pu être joints dans l'immédiat.

Nicolas Sarkozy déposera un recours

Le mandataire de la campagne de Nicolas Sarkozy, le député d'Indre-et-Loire Philippe Briand, a confirmé le rejet des comptes et a annoncé déposer un recours devant le Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit. M. Briand indique notamment qu'il conteste « le mode de calcul » de la CNCCFP. « Le montant du dépassement est peu significatif (1,6%) et ne saurait à lui seul entraîner le rejet du compte. Il provient par ailleurs d'un mode de calcul de la commission que nous contestons ».
Le Front national a dit y voir un « conflit d'intérêts » dans la présence de Nicolas Sarkozy au Conseil constitutionnel. « On savait déjà que sa qualité d'avocat posait un problème de possible conflit d'intérêts, aujourd'hui son intégration trop rapide dans cette haute juridiction pose désormais le problème de l'organisation même du Conseil constitutionnel et la légitimité de ses décisions », écrit Louis Aliot, vice-président du FN dans un communiqué. « Nous demandons au président de la République de proposer une réforme majeure de cette institution afin de la rendre plus indépendante », ajoute l’élu.

Mathias Chaillot avec agences