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Le soutien de Sarkozy à NKM : "Je suis là par amitié"

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Après les concerts de son épouse, l'ancien président de la République a cette fois pu tester sa cote de popularité dans un meeting politique. C'est NKM qu'il est venu soutenir dans sa course à la mairie de Paris.

Chaque apparition de l'ancien président est un petit évènement en soi. C'est un évenement encore plus important quand Nicolas Sarkozy vient soutenir les candidats UMP pour les municipales. Lundi soir au gymnase Japy (XIe arrondissement) à Paris, à l'occasion du premier grand meeting de campagne de Nathalie Kosciusko Morizet, Nicolas Sarkozy s'est offert un bain de foule. L'ancien président a expliqué son soutien en rappelant la fidélité de la candidate à son égard lors de sa propre campagne en 2012. "C'est de la folie, son retour ce serait génial", s'enthousiasment les militants et les militantes alors que Nicolas Sarkozy ne s'est même pas exprimé.

De son côté NKM a simplement lancé : "Je pense à toi qui nous fais l'honneur d'être parmi nous ce soir, je mesure, et je crois que nous mesurons tous, le geste d'amitié et de fidélité que tu nous adresses. Je voudrais dire ici que cette amitié, qui m'est précieuse, elle est solide, c'est une force, je sais qu'elle m'accompagne dans cette campagne et je suis heureuse ce soir, de la partager avec chacun d'entre vous".

"Une porte-parole courageuse pendant ma campagne"

" Je suis là par amitié pour Nathalie qui a été une porte-parole courageuse et intelligente pendant ma campagne et le moins que je puisse faire c'est de lui rendre son amitié et sa fidélité", a dit l'ancien président pour expliquer son geste et sa présence.

Mais ce soutien a aussi un autre objectif pour Thomas Guénolé, politologue, maître de conférence à Sciences Po. Selon lui la présence de Nicolas Sarkozy à ce meeting lui permet d'envoyer un message à la droite. "Le message de Sarkozy c'est :'que ce soit pour les victoires ou les campagnes difficiles, vous, peuple de droite vous pouvez compter sur moi'. Quand vous venez au motif de l'amitié, quand le candidat perd, vous ne vous êtes pas vous même engagé sur la liste ou sur des résultats. Qu'il se déplace est normal pour celui qui veut être le chef de la droite, ou celui qui veut le rester".

"Sarkozy a son propre calendrier en tête"

L'analyse de Thomas Guénolé est plus ou moins partagé par Bruno Julliard, porte-parole de la campagne d'Anne Hidalgo. Les deux hommes voient en effet dans ce déplacement de Sarkozy une volonté de marquer son territoire. Mais pour Bruno Julliard, il n'est pas question d'amitié mais une stratégie politique de l'ancien chef de l'Etat. "Nicolas Sarkozy, explique Bruno Julliard, a plus en tête son calendrier de retour politique au moment où François Hollande allait faire l'actualité avec son atterrissage aux Etats-Unis. Il était peut-être bon que Nicolas Sarkozy se rappelle au bon souvenir des Français".

La rédaction avec H. Perier