BFMTV

Le séminaire d'En Marche, vu de l'intérieur

Les 308 députés, membres de La République En Marche (LREM) posent avec Richard Ferrand, le nouveau président du groupe à l'Assemblée, le 24 juin 2017

Les 308 députés, membres de La République En Marche (LREM) posent avec Richard Ferrand, le nouveau président du groupe à l'Assemblée, le 24 juin 2017 - Gilles Bassignac-AFP

Sur Twitter, les députés de La République en marche relatent leur "séminaire de cohésion".

Frais émoulus du séminaire - de cohésion: les 308 députés (dont seulement 10% de sortants) de La République en marche sont réunis, ce samedi et dimanche matin, à la salle des fêtes de l'Hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée nationale, pour se rencontrer avant de prendre place sur les bancs du palais Bourbon. 

Une sorte de week-end d'intégration, qui doit permettre de régler le fonctionnement du groupe majoritaire, à la tête duquel a été élu le député du Finistère Richard Ferrand. Théoriquement tenu à huis clos, le "séminaire de cohésion" a toutefois été largement commenté sur Twitter. Voici quelques exemples, vu du réseau social, des députés que vous pourriez croiser à cette réunion.

Ceux qui font du tourisme

Ils sont contents d'être là, et portent haut les couleurs de leurs circonscriptions en s'affichant auprès des collègues de leurs régions. Les primo députés de La République en marche ont multiplié les photos de groupe, comme Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône "fier de notre département", le Girondin Benoît Simian ou le député du Bas-Rhin Thierry Michels.

Ceux qui y croient

Ils y croient "à mort", comme diraient les Nuls. Les députés LREM ont suivi les conseils de Jean-Pierre Raffarin, adoptant une "positive attitude" à toute épreuve. À deux doigts de faire de Richard Ferrand le Don Rodrigue de la majorité, Laurent Saint-Martin s'émeut: "Ils n'étaient que quelques députés il y a un an autour de Richard Ferrand. Nous sommes 308 à en faire à l'unanimité notre président de groupe."

Les représentants de la nation se sentent investis d'une mission: "Nous avons le devoir de porter l'avenir du pays, le projet du président Emmanuel Macron. Nous le ferons!" s'enthousiasme ainsi Guillaume Gouffier, élu du Val-de-Marne.

Ceux qui se placent

En début de quinquennat, il s'agit de montrer le maillot et de nouer quelques contacts utiles. Sur Twitter, plusieurs élus s'affichent ainsi aux côtés de membres du gouvernement. C'est par exemple le cas de Martine Leguille-Balloy, encadrée par la secrétaire d'État, Marlène Schiappa, et le ministre de l'Action et des comptes publics, Gérald Darmanin. Émilie Cariou, élue dans une circonscription rurale de la Meuse, pose quant à elle au côté du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert.

À défaut de photo en compagnie d'un ministre, il est de bon ton de féliciter le nouveau président de groupe, comme le prouve le fondateur des Jeunes avec Macron et député de la Vienne, Sacha Houlié, qui salue son "ami" Richard Ferrand, "premier des macronistes".

Ceux qui ont déjà commencé la politique

Alors que l'inexpérience de la majorité présidentielle fait craindre aux opposants d'Emmanuel Macron que l'Assemblée nationale ne soit qu'une chambre d'enregistrement des textes gouvernementaux, plusieurs députés ont affiché leur volonté de ne pas être des députés godillots. Quelques-uns font valoir leur liberté de parole, toujours dans le respect des formes: "Les parlementaires doivent susciter débats et réflexions, avec les marcheurs", avance Olivia Grégoire, députée de Paris. "Les ministres n'ont pas à vous faire obéir. Ils ont à vous convaincre!" revendique la bordelaise Catherine Fabre... citant le président de la commission nationale d'investiture, Jean-Paul Delevoye. Que le gouvernement se rassure, la fronde est encore loin. 

Louis Nadau