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Le procureur s'exprimera pour Chirac au premier jour du procès

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, viendra au premier jour du procès de l'ancien président Jacques Chirac lundi prochain à Paris pour expliquer pourquoi il ne soutient pas l'accusation, selon une source judiciaire. Le fait qu'il se déplace à l'audi

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, viendra au premier jour du procès de l'ancien président Jacques Chirac lundi prochain à Paris pour expliquer pourquoi il ne soutient pas l'accusation, selon une source judiciaire. Le fait qu'il se déplace à l'audi - -

PARIS (Reuters) - Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, viendra au premier jour du procès de l'ancien président Jacques Chirac lundi prochain à...

PARIS (Reuters) - Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, viendra au premier jour du procès de l'ancien président Jacques Chirac lundi prochain à Paris pour expliquer pourquoi il ne soutient pas l'accusation, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Jean-Claude Marin a déjà requis un non-lieu en 2009 au profit de l'ex-chef de l'Etat dans ce dossier d'emplois fictifs présumés à la mairie de Paris remontant aux années 1992-1995, au motif que l'infraction n'était pas à ses yeux "caractérisée".

Le fait qu'il se déplace à l'audience est exceptionnel. Le procureur, chef de son parquet, ne vient pas en général exprimer sa position aux procès. C'est son adjoint, François Foulon, qui occupera d'ailleurs le siège du ministère public pour le reste de l'audience, qui doit durer un mois.

Après 12 ans d'immunité pénale due à sa fonction, Jacques Chirac, maire de Paris de 1977 à 1995, a été renvoyé en correctionnelle en octobre 2009 pour "détournement de fonds publics" pour 21 emplois présumés fictifs de "chargés de mission" au cabinet du maire de Paris de 1992 à 1995.

Une autre affaire visant sept autres emplois présumés fictifs, instruite à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été jointe à ce premier dossier. Jacques Chirac y est poursuivi pour "prise illégale d'intérêt".

Il encourt en théorie jusqu'à dix ans de prison, 150.000 euros d'amende et une inéligibilité éventuelle.

Un accord financier passé entre l'UMP et la Ville de Paris a permis le retrait de constitution de partie civile de cette dernière, l'UMP remboursant les trois quarts de son préjudice financier, soit 1,7 million d'euros, 500.000 euros étant payés par jacques Chirac.

Thierry Lévêque, édité par Gilles Trequesser