BFMTV

Le président de la commission Défense de l'Assemblée "regrette" les économies réclamées à l'Armée

Les économies demandées à l'Armée sont au coeur d'un bras de fer entre Emmanuel Macron et la grande muette.

Les économies demandées à l'Armée sont au coeur d'un bras de fer entre Emmanuel Macron et la grande muette. - Michel Euler / POOL / AFP

Le gouvernement réclame 850 millions d'euros d'économies à la Grande muette.

Un 14-Juillet placé sous le signe de la polémique. En plein bras de fer entre le président de la République et les militaires sur les économies réclamées à l'Armée, c'est un désavoeu dont Emmanuel Macron se serait sans doute bien passé: le président de la commission Défense de l'Assemblée nationale, le député La République en marche Jean-Jacques Bridey "regrette" le montant des économies réclamées aux armées. 

"C'est un choix. Personnellement, je le regrette, surtout quand je vois l'explication qui a été donnée par Bercy, puisqu'on nous dit qu'il faut faire 4 et quelques milliards d'économies mais que dans le même temps, on ouvre 1,5 milliard d'ouverture de crédit pour la capitalisation d'Areva", a déclaré sur RFI Jean-Jacques Bridey, qui a été le conseiller stratégique d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

850 millions d'euros

Le gouvernement réclame 850 millions d'euros d'économies à la Grande muette, ce qui ne plaît guère au chef d'Etat-major des Armées, le général de Villiers, qui a menacé de démissionné. Lors d'un discours jeudi soir, Emmanuel Macron a refusé toute "pression", s'imposant comme le "chef" pour tenter de mettre un terme à la polémique. 

Dans le détail, les armées vont devoir assumer en 2017 le surcoût des opérations extérieures (850 millions d'euros), jusqu'ici réparti entre les autres ministères au nom de l'effort collectif de défense. Concrètement, leur budget restera en apparence inchangé par rapport à celui voté par le Parlement en 2016 (32,7 milliards d'euros). Mais elles auront 850 millions de crédits en moins pour leurs programmes d'équipements.

C.V. avec AFP