BFMTV

Le Pen à la porte du bureau politique

Le président d'honneur du Front national est resté à la porte du bureau politique du parti.

Jean-Marie Le Pen était prévenu, mais a voulu faire constater ce qu'il appelle une "voie de fait" contre lui: le fondateur du Front national a tenté, ce mardi matin, d'assister au bureau politique du parti, mais est resté à l'entrée du "Carré", les locaux du FN situé rue des Suisses.

"Je vous demande de prendre acte du fait que les entrées du local où doit se tenir le bureau politique du Front national sont condamnées par des chaînes", a déclaré Jean-Marie Le Pen, 89 ans. "Et comme j’ai passé l’âge de sauter des barrières..."

Selon Jean-Marie Le Pen, "le bureau exécutif du Front national", à l'origine de son éviction du parti, "aurait dû démissionner" après les défaites électorales de la présidentielle et des législatives.

"Le Front national vient de subir deux échecs cinglants. La règle démocratique et républicaine, c'est, à l'exemple - si l'on peut dire ainsi - de monsieur Cambadélis: dans ces conditions, on démissionne."

"Madame Marine Le Pen" dans le viseur

Le tribun d'extrême droite a particulièrement ciblé Marine Le Pen, qui "ne souhaite, selon lui, n'avoir autour d'elle que des courtisans". Dans une forme de prétérition, Jean-Marie Le Pen a également épinglé la candidate "Marine", ne retenant ses critiques qu'en vertu de sa "pudeur de père".

"Je suis membre de droit du bureau politique", a par ailleurs fait valoir l'ancien président du Front national, conforté dans la position de président d'honneur du parti par une décision de justice.

Le parti "brave à la fois les statuts, les décisions des tribunaux, et je dirais les lois de la pudeur la plus élémentaire", regrette le père de Marine Le Pen.

"On sait qu’au FN, il n’y a pas la reconnaissance du ventre."

Louis Nadau