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"Le match n'est pas fini": après la déroute de LaREM aux régionales, Castex cherche à remobiliser la majorité

Le Premier ministre Jean Castex, à Paris, le 4 juin 2021

Le Premier ministre Jean Castex, à Paris, le 4 juin 2021 - Eliot BLONDET © 2019 AFP

Jean Castex est intervenu ce mardi matin devant le groupe des parlementaires de La République en marche, principale composante de sa majorité. Devant l'ampleur de l'abstention dimanche au premier tour des régionales et les mauvais résultats de sa famille politique, le chef du gouvernement a essayé de trouver les mots pour remobiliser les représentants.

Une abstention mesurée à 66,74% - la plus forte (à une exception près, vieille de plus de 20 ans) de la Ve République -, un désastre électoral pour la majorité, dépassée voire écrasée partout dimanche lors du premier tour des élections régionales et départementales: l'heure était grave pour Jean Castex ce mardi matin en réunion du groupe de "La République en marche".

"On est à la mi temps du match, le match continue, le match est difficile mais le match n’est pas fini", a notamment lancé le Premier ministre à ses troupes, selon des propos rapportés par des sources parlementaires à BFMTV.

Castex ne voit pas la majorité "responsable" de l'abstention

Jean Castex s'est aussi penché sur la défaillance de la participation. "L’abstention n’est jamais une bonne nouvelle mais il ne faut pas laisser dire que nous en sommes les responsables", a-t-il glissé.

Il a en revanche vu un motif de satisfaction dans les scores plus modestes que prévu du Rassemblement national. "Le Rassemblement national n’est pas au niveau attendu. Nous ferons et avons toujours fait tout ce qui est nécessaire pour que le RN n’accède pas au pouvoir", a lancé le Premier ministre.

Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, est quant à lui revenu sur une pomme de discorde opposant la chambre dont il a la responsabilité au Sénat: le vote par correspondance.

Le Palais du Luxembourg avait rejeté un amendement déposé dans le sens d'une instauration du vote par correspondance par le gouvernement, en février dernier. "Le conservatisme du Sénat et du ministère de l’Intérieur doit être interrogé", a estimé Richard Ferrand.

Le service politique de BFMTV avec R.V.