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Laurent Wauquiez propose "des états généraux" à la rentrée pour "tout remettre à plat" 

Laurent Wauquiez le 14 janvier 2019 à Lyon.

Laurent Wauquiez le 14 janvier 2019 à Lyon. - ROMAIN LAFABREGUE / AFP

Après le score catastrophique des Républicains aux européennes du 26 mai, certains appellent à la démission du président du parti, Laurent Wauquiez. Mais ce dernier ne semble pas l'entendre de cette oreille. Ce lundi, il a appelé à mettre en place des "états généraux" des Républicains en septembre prochain.

Le président des Républicains Laurent Wauquiez, fortement contesté après la déroute de la liste LR aux élections européennes, a proposé lundi "des états généraux" du parti à la rentrée, afin de "tout remettre à plat", selon des participants au bureau politique.

"Gardons-nous des solutions simplistes qui ne résoudront rien. Ma première responsabilité, c'est de me mettre à l'écoute de tous ceux qui veulent reconstruire. (...) L'idée serait d'organiser des états généraux que nous préparerions d'ici à la rentrée", lors desquels "il faut tout remettre à plat sur les valeurs, le projet, le fonctionnement et la stratégie d'alliance", a déclaré M. Wauquiez devant le bureau politique.

"Un choc majeur", pour le parti

"Chaque sensibilité devra pouvoir s'exprimer à cette occasion. L'organisation doit être collégiale". "Il faut pouvoir associer tous ceux qui le souhaitent, même ceux qui sont extérieurs aux Républicains", a précisé Laurent Wauquiez.

Pour le patron de LR, les 8,48% récoltés par la liste LR conduite par François-Xavier Bellamy "sont évidemment un choc majeur pour notre famille politique. Nous n'avons pas été capables de parler aux Français, nous avons subi une défaite amère, il ne s'agit pas de faire semblant sur l'ampleur de la remise en cause que cela représente pour Les Républicains".

"Être plus en phase sur les questions sociétales"

La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse, qui a déclaré lundi matin qu'à la place de Laurent Wauquiez, elle démissionnerait de la présidence du parti, assistait à ce bureau politique, de même que le patron des députés LR Christian Jacob. Lors de ce bureau politique, Valérie Pécresse s'est également démarquée de la tête du parti en déclarant qu'il fallait "dénoncer plus vigoureusement Marine Le Pen" et "s'ouvrir sur la France d'aujourd'hui".

Sans pour autant demander le départ de Laurent Wauquiez dont il est proche, le député Éric Ciotti a quant à lui appelé le parti à être "beaucoup plus en phase sur les questions sociétales". Interrogé par LCP, Public Sénat, l'AFP et le Figaro ce lundi soir, il a dit "croire" en la possibilité pour Laurent Wauquiez de se maintenir à la tête de LR. Cependant, "il faut qu'on soit beaucoup plus en phase sur ces questions, qu'on mesure les évolutions sociétales, peut-être même qu'on les anticipe, plutôt qu'on donne l'impression de rester figé sur un certain modèle", a-t-il fait valoir.

Étaient absents de ce bureau politique, le président du Sénat Gérard Larcher et le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau.
Jeanne Bulant avec AFP