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« La situation économique est grave », reconnaît Hollande

Les propos du chef de l'Etat ont été rapportés lors d'un point presse par Najat Vallaud-Belkacem.

Les propos du chef de l'Etat ont été rapportés lors d'un point presse par Najat Vallaud-Belkacem. - -

Ce mercredi en Conseil des ministres, François Hollande a admis que la situation de la France était « grave » mais que la panne concernait « l’Europe toute entière », a rapporté la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem.

Alors que la France entre en récession, François Hollande a admis que la situation économique de la France était « grave » mais a souligné que la récession dans laquelle elle est entrée était « moins profonde que celle connue en 2008-2009 », a expliqué ce mercredi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.
« La situation économique est grave, rien ne sert de la minimiser », a dit le chef de l'Etat lors du Conseil des ministres, mais, a-t-il souligné, « la panne de la croissance concerne l'Europe tout entière », a expliqué la ministre des Droits des femmes. Le président de la République a notamment pointé « la chute de la demande européenne » pour expliquer ces mauvais indicateurs, même si la France a été « moins impactée que ses voisins », selon la porte-parole. Ces chiffres de l'Insee, « le président de la République a considéré qu'ils nous obligeaient et confortaient en même temps nos initiatives pour relancer la croissance en Europe », a-t-elle ajouté : François Hollande a « tiré comme conclusion » de ces chiffres que la priorité donnée à l'emploi était « la bonne ». « Cette baisse du pouvoir d'achat et la progression du chômage sont évidemment les résultantes des politiques économiques menées ultérieurement », a conclu la porte-parole du gouvernement.

« Largement dû à l'environnement de la zone euro »

Un peu plus tôt, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici avait expliqué que l'entrée de la France en récession n'était « pas une surprise ». Il a assuré à l'issue du Conseil des ministres que la France maintenait à la fois sa prévision de croissance de +0,1% en 2013 et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année.
« La France a connu deux trimestres de croissance négative. Ca n'est pas une surprise, c'est largement dû à l'environnement de la zone euro », a déclaré le ministre, estimant que cela ne devait « en aucun cas nous détourner de nos objectifs et de nos politiques ». « C'est maintenant qu'il faut muscler encore nos dispositifs économiques, mobiliser toute notre énergie pour créer des emplois et faire en sorte que nous ayons une économie qui soit plus souple, plus compétitive, plus réactive, plus créative, plus innovante. C'est ce que fait le gouvernement », a-t-il affirmé. « Tout cela doit nous inciter à avoir une politique européenne qui se mobilise pour la croissance » et « pour l'emploi », a poursuivi le ministre « Ce n'est pas la France qui est sur la sellette, c'est notre sort collectif qui est en jeu », a auss dit le ministre de l'Economie, assurant que « la France se porte un peu mieux que le reste de la zone euro ».

Mathias Chaillot avec agences