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LaREM lance sa "Grande Marche pour l’Europe"

Christophe Castaner, délégué général de La République en marche

Christophe Castaner, délégué général de La République en marche - Ludovic MARIN / AFP

L'initiative vise à écouter les "préoccupations" des Français sur la question européenne. Elle doit servir à nourrir les prochaines consultations européennes qui seront inaugurées par un discours du chef de l'État le 17 avril.

À un an des élections européennes, La République en marche lance sa campagne. Ce samedi, le parti de la majorité entame sa "Grande Marche pour l’Europe", "une campagne de porte-à-porte à grande échelle, en France et dans l’Union européenne, pour aller à la rencontre des Françaises et des Français écouter leurs préoccupations, leurs attentes et leurs propositions pour la refondation du projet européen", précise LaREM dans un communiqué.

Amenée à durer cinq semaines, cette initiative se traduira par l’organisation de plusieurs événements (ateliers, débats, porte-à-porte, etc.) partout en France. La formation politique s’est donnée pour objectif de frapper à 100.000 portes et de faire remplir 25.000 questionnaires. Pour ce faire, elle compte sur l’implication de plusieurs ministres et parlementaires qui devraient se mobiliser dès ce samedi.

Inauguration des consultations par Emmanuel Macron le 17 avril

"Le diagnostic issu de la Grande Marche pour l’Europe permettra de nourrir les consultations citoyennes européennes", poursuit LaREM dans son communiqué. Des consultations qui devraient s’opérer dans 26 pays jusqu'à décembre après avoir été officiellement inaugurées par Emmanuel Macron en personne dans un discours prévu le 17 avril au Parlement européen de Strasbourg.

Initialement programmée le 24 mars, puis repoussée en raison de l’attentat de Trèbes, la "Grande Marche pour l’Europe" vise à "parler d’Europe, d’ambition européenne pour réhabiliter partout en France la question européenne", avait déclaré Christophe Castaner, délégué général de LaREM.

Ce dernier souhaite ouvrir un large rassemblement en construisant "une force française de transformation pour l’Europe, de Daniel Cohn-Bendit à Alain Juppé". "Il ne s’agit pas de dire qu’il y a un deal avec tel ou tel. Mais nous sommes ouverts […] au renouvellement et au dépassement politique", avait expliqué Christophe Castaner.

Paul Louis