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La proportionnelle, "une fausse bonne proposition" pour Olivier Faure

Olivier Faure le 28 avril 2014 au siège du PS, à Paris.

Olivier Faure le 28 avril 2014 au siège du PS, à Paris. - Pierre Andrieu - AFP

Le porte-parole du PS rejette l'idée de l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives. "Il y a d'autres urgences", estime-t-il.

Promesse de campagne de François Hollande, l'introduction d'une dose de proportionnelle dans les élections législatives s'est installée dans les conversations politiques. Une question qui pourrait même être abordée par François Hollande jeudi soir, lors de son émission télévisée face aux Français.

Si elle est soutenue par les écologistes, l'extrême gauche et le FN, au sein du PS, elle ne met pas tout le monde d'accord. "Je demande à être convaincu", avance Olivier Faure, porte-parole du PS dans Le Figaro. "Je n'imagine pas une seule seconde que le chef de l'Etat ait dans l'idée de mobiliser le Parlement au cours des prochains mois" sur le sujet, affirme-t-il. "Il y a d'autres urgences".

Faure se méfie des "manoeuvres de couloir"

Dans son interview, le député de Seine-et-Marne souligne les effets pervers que pourraient avoir la proportionnelle aux élections législatives. "D’abord un émiettement des forces en présence, la dispersion et, au final, l’instabilité gouvernementale, les manœuvres de couloirs, les alliances et mésalliances; ensuite des élus sans territoire, hors sol, qui ne dépendent plus que de l’investiture de leur parti".

Quant à la réduction du nombre de parlementaires, idée qui semble séduire le chef de l'Etat mais aussi certains députés socialistes, Olivier Faure estime qu'il s'agit d'une "fausse bonne proposition", et justifie son opinion par le vote sur le non-cumul des mandats, qui vient d'être voté et doit être appliqué dès 2017.

"Il faudra donc que les parlementaires consolident leur ancrage local. Moins ils seront nombreux, plus leur circonscription sera grande et plus ils passeront de temps à la parcourir au détriment de leur présence nécessaire à l’Assemblée."

A. K.