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Jordan Bardella "choqué" par l'arrêt des soins de Vincent Lambert

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national pour les européennes

Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national pour les européennes - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Bras de fer judiciaire depuis plusieurs années entre différents membres de la famille, l'arrêt des soins de Vincent Lambert a été validé par le Conseil d'Etat fin avril.

La tête de liste RN aux élections européennes Jordan Bardella s'est dit lundi "choqué" par la décision de justice prévoyant cette semaine l'arrêt des soins de Vincent Lambert, patient dans un état végétatif depuis dix ans. Bras de fer judiciaire depuis plusieurs années entre différents membres de la famille, l'arrêt des soins a été validé par le Conseil d'Etat fin avril. L'arrêt des soins a commencé ce lundi, selon des informations de l'avocat des parents à BFMTV.

"Cette décision de justice, elle me choque. La question qu'on peut se poser dans notre pays, c'est dans quelle mesure est-ce qu'un tribunal, un juge, une décision de justice peut décider sur la base d'un texte de loi d'arrêter la vie de quelqu'un qui manifestement bénéficie d'une hydratation, de soins alimentaires", a déclaré le candidat sur RTL

Jordan Bardella s'est dit "attaché au respect de la loi Léonetti" qui lui semble "équilibrée" et contre toute "attein(te) à la dignité humaine". "Il y a plusieurs établissements spécialisés qui ont indiqué qu'ils pouvaient recevoir d'un point de vue matériel Vincent Lambert et moi je suis plutôt favorable à cette possibilité", a-t-il ajouté.

Favorable à une intervention du Président

Il est favorable à une possible intervention du Président de la République dans cette affaire. "Il a quand même le dessus sur certaines décisions de justice, il peut décider d'intervenir", a-t-il dit.

Interrogé sur la loi belge qui prévoit que la décision revient au conjoint du malade en l'absence de l'avis anticipé du patient, Jordan Bardella a dit préférer que ce soit l'avis des parents qui soit pris en compte.

Dans cette affaire, les parents, un frère et une soeur se battent pour que les soins soient poursuivis alors que son épouse, son neveu et cinq frères et soeurs souhaitent mettre fin à "l'acharnement thérapeutique". Les parents ont prévu trois nouveaux recours ce lundi.

Clément Boutin avec AFP