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Jihadistes: Le Pen estime que la Syrie "peut parfaitement juger les gens qui ont commis des exactions"

La présidente du Rassemblement national réagissait à une interview de Nicole Belloubet à Libération, au cours de laquelle la ministre a ouvert la porte à un retour des jihadistes et de leurs enfants en France.

Marine Le Pen ne veut pas du rapatriement des jihadistes français dans l'Hexagone. "La Syrie est un pays qui est souverain, qui peut parfaitement juger les gens qui ont commis des exactions", a martelé ce mardi sur BFMTV-RMC Marine Le Pen, dont la position est identique sur l'Irak. "Les femmes peuvent être jugées là-bas. Jugées par les juridictions de ces pays. Ce sont des pays souverains."

La présidente du Rassemblement national (RN) réagissait à une interview de Nicole Belloubet parue samedi dans Libération. Dans les colonnes du quotidien, la garde des Sceaux a évoqué l'hypothèse d'un rapatriement des jihadistes français détenus par les Kurdes en Syrie, faute de jugement possible en Irak à court terme en raison de la situation d'instabilité actuelle dans le pays, et face au "risque d'une dispersion dans la nature".

Du "cas par cas" pour les enfants

Concernant les enfants détenus dans ces camps, Marine Le Pen veut "faire du cas par cas".

"Certains enfants, à dix ans, ont déjà été entraînés à égorger des êtres humains", affirme-t-elle. "En revanche d'autres peuvent revenir, mais il faut supprimer l'autorité parentale de leur père et de leur mère jihadistes parce que sinon évidemment nous allons ramener des bombes à retardement", a poursuivi la femme d'extrême droite, accusant la France d'être "devenue l'université du jihadisme".

Début 2019, le gouvernement Philippe avait envisagé - avant d'y renoncer - le rapatriement des ressortissants français détenus par les Kurdes en Syrie, par peur qu'ils ne s'enfuient du fait d'un retrait américain du pays.

Clarisse Martin