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Nouveau Premier ministre, Jean Castex démissionne de LR

Jean Castex le 3 juin 2020 à Paris

Jean Castex le 3 juin 2020 à Paris - ludovic MARIN © 2019 AFP

Le haut fonctionnaire Jean Castex, nommé vendredi Premier ministre après avoir préparé le déconfinement, est un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, à la fois élu local et homme aux réseaux multiples reconnu pour son entregent et son efficacité.

Jean Castex, qui vient d'être nommé Premier ministre, a démissionné des Républicains dans une lettre reçue vendredi matin par le parti, a-t-on appris auprès de LR.

"Nous avons ce matin par la poste le courrier" où Jean Castex demande "à retirer son adhésion et à suspendre les prélèvements", a-t-on précisé.

Le maire de Prades (Pyrénées-Orientales) ne donne aucune explication dans son courrier, a-t-on précisé de même source.

Le président de LR Christian Jacob avait précédemment indiqué à l'AFP que Jean Castex "avait pris ses distances ces derniers jours", et que "de fait, à partir du moment où il s'inscrit dans la politique menée par Emmanuel Macron, bien évidemment il n'est plus aux Républicains".

"En matière de trahisons, on a donné déjà", avait-il ajouté.

Jean Castex succède à Edouard Philippe, un autre transfuge des Républicains. "Les Français en ont marre de ceux qui privilégient leur carrière plutôt que leurs convictions", a déclaré à l'AFP le numéro 2 de LR Guillaume Peltier pour qui cette nomination est une "clarification".

Une "lâcheté politique" pour LR

"Emmanuel Macron est définitivement le président d'une république des hauts fonctionnaires et des énarques en laquelle les Français n'ont plus confiance", a-t-il ajouté. Pour le secrétaire général de LR Aurélien Pradié "la lâcheté politique est devenue une banalité" et Jean Castex "entre dans cette logique ultra coupable qui consiste installer dans notre démocratie l'idée que tout se vaut". Mais "ce n'est pas productif dans l'opinion", a-t-il ajouté, en soulignant que le nouveau chef du gouvernement n'était "pas une figure tutélaire de la droite". Il n'est "pas identifié comme de droite" auprès du grand public et il "n'a jamais exercé de responsabilités" de premier plan, a abondé Christian Jacob.

H.F. avec AFP