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"Je n'accepterai aucune violence": Véran apporte son soutien aux professionnels de santé dans un courrier

Olivier Véran se donne jusqu'à septembre avant d'imposer la vaccination aux soignants, en particuliers ceux qui travaillent dans les Ehpad

Olivier Véran se donne jusqu'à septembre avant d'imposer la vaccination aux soignants, en particuliers ceux qui travaillent dans les Ehpad - GAIZKA IROZ © 2019 AFP

DOCUMENT BFMTV - Olivier Véran a envoyé ce mercredi un courrier aux professionnels de santé pour annoncer son soutien à ceux qui ont été agressés ou menacés dans l'exercice de leur travail ces dernières semaines.

Centres de vaccination dégradés, pharmacies attaquées, soignants pris à partie... Ces dernières semaines, les professionnels de santé ont dû faire face à de nombreux actes de violence.

Dans un courrier, transmis ce mercredi aux présidents des ordres professionnels et aux directeurs généraux des ARS, Olivier Véran "condamne fermement ces actes" et apporte "un soutien inconditionnel" à toutes les personnes mobilisées.

"Ces dernières semaines, alors qu'une nouvelle fois ils répondent présents pour vacciner la population et pour augmenter notre capacité de tests de manière à freiner l'épidémie, plusieurs de nos professionnels ont été lâchement agressés parce qu'ils faisaient leur métier. Je n'accepterai aucune violence, aucune intimidation, aucune atteinte à leur intégrité physique ou à leur outil professionnel", a écrit le ministère de la Santé dans cette lettre. Selon lui, "s'attaquer à nos professionnels de santé, c'est s'attaquer à la Nation".

L'ancien médecin neurologue a affirmé souhaiter "que chaque acte de violence ou de menace fasse l'objet d'un dépôt de plainte".

Un centre de vaccination attaqué par jour

Ce mercredi, Gérald Darmanin a appelé les préfets à renforcer la surveillance devant les centres de vaccination et les pharmacies, cibles d'actes de malveillance répétés en pleine contestation contre la généralisation du pass sanitaire.

Depuis mi-juillet, une vingtaine de centres de vaccination ou de dépistage ont été vandalisés, soit un par jour, selon nos informations recueillies mardi auprès du ministère de l'Intérieur.

Au début du mois d'août, après un samedi de manifestations contre le pass sanitaire, l'Ordre national des pharmaciens et les syndicats FSPF (Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France), USPO (Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine) et l'ANEPF (l'Association nationale des étudiants en pharmacie de France) ont dénoncé dans un communiqué un "déchaînement soudain de violence à l'encontre de pharmaciens pris à partie, injuriés, dont les barnums ont été vandalisés ou encore une officine incendiée".

À Montpellier,cv un stand mis en place par une pharmacie de la ville, utilisé pour tester et dépister les patients qui le souhaitent, a été dégradé par plusieurs dizaines de manifestants.

Anne Saurat-Dubois et Clément Boutin