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Face aux dégradations, Darmanin appelle à renforcer la surveillance des vaccinodromes

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, à La Chapelle-sur-Erdre, le 28 mai 2021

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, à La Chapelle-sur-Erdre, le 28 mai 2021 - LOIC VENANCE © 2019 AFP

Ce mercredi, le ministre de l'Intérieur a adressé un télégramme aux préfets afin de solliciter leur vigilance face aux actes de malveillance et de vandalisme commis contre les pharmacies, centres de dépistage ou de vaccination ces dernières semaines.

Gérald Darmanin a appelé mercredi les préfets à renforcer la surveillance devant les centres de vaccination et les pharmacies, cibles d'actes de malveillance répétés en pleine contestation contre la généralisation du pass sanitaire. Dans un télégramme consulté par l'AFP, le ministre de l'Intérieur appelle les préfets à mobiliser policiers et gendarmes pour renforcer la "surveillance de ces établissements". "Les maires pourront utilement être sensibilisés à l'opportunité de mobiliser leurs polices municipales et leurs dispositifs de vidéoprotection sur le sujet", ajoute-t-il.

Depuis le 12 juillet, 22 faits de dégradations dans les centres de dépistage, de vaccination et les pharmacies ont été recensés par le ministère de l'Intérieur. 59 faits de menaces envers des élus ont également été enregistrés.

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, à Lans-en-Vercors, en Isère, le centre de vaccination installé dans la salle des fêtes municipale a ainsi été inondé à l'aide d'une lance incendie, endommageant les locaux et du matériel informatique et médical. Des inscriptions ("ARN = OGM", "mort", "vaccin nouveau génocide", "assassin", "1940", croix de Lorraine) ont été retrouvées sur les murs.

Des actes "indépendants des manifestations" mais inscrits "dans un contexte"

Dimanche, un étudiant travaillant au vaccinodrome de Toulouse a trouvé dans la salle d'attente post-vaccination "un bout de papier sur lequel était écrit 'Un jour, tout ça sautera'", selon la mairie de Toulouse. Une plainte a été déposée par le patron du Samu et responsable du centre de vaccination. Ces actes sont "généralement commis indépendamment des manifestations", souligne le télégramme, mais s'inscrivent dans le contexte de "la contestation anti-pass sanitaire observée depuis mi-juillet".

Samedi dernier, quelque 237.000 personnes ont défilé en France, deux fois plus que le 17 juillet lors du premier week-end de mobilisation.

R.V. avec AFP