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Jacques Chirac renvoyé en correctionnelle une seconde fois

Jacques Chirac a été renvoyé en correctionnelle pour "prise illégale d'intérêt" dans un second dossier d'emplois présumés fictifs remontant à l'époque où il était maire de Paris de 1977 à 1995. /Photo prise le 11 janvier 2010/REUTERS/Charles Platiau

Jacques Chirac a été renvoyé en correctionnelle pour "prise illégale d'intérêt" dans un second dossier d'emplois présumés fictifs remontant à l'époque où il était maire de Paris de 1977 à 1995. /Photo prise le 11 janvier 2010/REUTERS/Charles Platiau - -

PARIS (Reuters) - Jacques Chirac a été renvoyé en correctionnelle pour "prise illégale d'intérêt" dans un second dossier d'emplois présumés...

PARIS (Reuters) - Jacques Chirac a été renvoyé en correctionnelle pour "prise illégale d'intérêt" dans un second dossier d'emplois présumés fictifs remontant à l'époque où il était maire de Paris de 1977 à 1995, a-t-on appris auprès de la présidence du tribunal de Nanterre.

Le juge d'instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine) Jacques Gazeaux n'a pas suivi le procureur Philippe Courroye qui avait requis un non-lieu, a précisé le cabinet du président du tribunal à Reuters.

Cette affaire concerne sept personnes rémunérées par la Ville de Paris entre 1990 et 1995, mais qui auraient travaillé exclusivement pour le RPR, ancêtre de l'UMP, présidé à l'époque par Jacques Chirac.

Par le biais d'une requête en "dépaysement", le dossier devrait être joint à la première affaire d'emplois fictifs présumés, conduite à Paris, où Jacques Chirac a déjà été renvoyé devant le tribunal pour "détournement de fonds publics et abus de confiance".

Cette première audience, qui concerne 21 emplois de "chargés de mission" au cabinet du maire de Paris de 1992 à 1995, a été fixée du 7 mars au 8 avril.

Jacques Chirac, 77 ans, est redevenu justiciable ordinaire en 2007 après douze ans d'immunité due à son statut à l'Elysée. Le dossier des emplois de Nanterre a déjà été jugé pour d'autres suspects, en première instance comme en appel, et il a été reconnu que six des sept emplois étaient fictifs.

Alain Juppé, ex-adjoint aux Finances de Jacques Chirac à la Ville de Paris et ex-secrétaire général du RPR, a été dans ce cadre sanctionné en appel en 2005 de 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité pour "prise illégale d'intérêt".

Après cet arrêt, l'UMP a remboursé en 2005 889.618 euros à la Ville de Paris au titre des six emplois ainsi condamnés.

La Ville n'est plus partie civile, ni à Nanterre, ni à Paris, où elle a aussi négocié dernièrement le remboursement de 2,2 millions d'euros, deux tiers étant à la charge de l'UMP, 500.000 euros à la charge de Jacques Chirac.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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