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"J'ai tant appris de vous": au Congrès des maires de France, Macron salue le "sens du terrain" des élus

Emmanuel Macron s'est présenté ce mardi face aux maires de France, réunis Porte de Versailles à Paris à l'occasion de leur congrès. En ouverture de son discours, le chef de l'Etat a tâché de s'attirer les bonnes grâces d'un auditoire qu'il avait froissé par le passé.

L'an passé, il ne s'était pas déplacé au Congrès des maires de France, se contentant d'en recevoir certains seulement à l'Elysée. L'impasse avait déplu parmi les élus. Ce mardi, Emmanuel Macron a voulu corriger le tir en se présentant devant l'Association des maires de France à l'occasion de la première journée de son rendez-vous annuel.

Visiblement soucieux de soigner ses relations avec ce parterre d'élus, il a, dès l'ouverture de son discours, décrit son public comme un "concentré d'expérience". "Nous ne nous sommes jamais quittés", a-t-il même assuré. De plus, il a rendu hommage à leur travail de terrain. Emmanuel Macron a ainsi lancé: "Durant les déplacements, c'est votre visage que je vois parmi les premiers, (...) c'est votre sens du terrain qui m’apprend". 

"Je me sens maire de la commune France"

Précédé à la tribune par François Baroin, patron de l'AMF, il a repris:

"Vous le rappelez il y a eu le grand débat, ces dialogues noués partout en France, ce fut ça pendant des mois, dans toutes les régions et j’ai tant appris de nos échanges, des aspirations et des craintes de nos compatriotes face aux bouleversements contemporains auxquels ils font face dans le quotidien". 

Il a alors souligné: "J’ai tant appris de vous". Toujours soucieux d'être agréable aux élus, il a plus tard posé: "Je ne suis certes pas maire d’une commune de France mais je me sens à votre contact maire de la commune France."

"Je n'ai d'autre obsession que d'agir"

Il a encore insisté: "Je n'ai d'autre obsession que d'agir". Selon l'adage voulant qu'il n'y ait pas d'amour mais seulement des preuves d'amour, il est revenu sur son bilan: "Sur la taxe d’habitation, j’ai fait ce que j’avais dit. Cette fois, cette réforme n’a pas vu la suppression de la taxe d’habitation pour être remplacée par autre chose. Le payeur final de cette mesure c’est bien l’Etat et ses économies."

Il a également consacré une large partie de sa péroraison à l'action des maires: "Il y a un an, quand le pays s'est embrasé, je vous ai écouté. J'ai une pensée pour vous tous qui vous êtes engagés.vous avez écouté, expliqué, et je vous ai retrouvé à chaque fois. Je voulais vous remercier d'avoir fait vivre cette république debout. Elle continuera dans les mois à affronter ces peurs"

"La République c'est une volonté un projet unique d'égalité de fraternité. De droits et de devoirs. Et il faut leur rappeler, toujours. Devoir de respecter l'autre, l'ordre public, de civilité. Devoir d'aimer cette collectivité qui nous unit et prodigue les droits", a-t-il enfin glissé.

Robin Verner