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Intrusion à la CFDT: Berger dénonce une tentative d"'intimidation" et confirme le dépôt d'une plainte

Le numéro 1 de la CFDT réitère sa volonté de porter plainte après l'intrusion au siège du syndicat vendredi.
"La CFDT, on n'est pas obligés d'être d'accord avec elle, personne n'est obligé, mais dans une démocratie, on reconnaît qu'elle représente 620.000 adhérents", a estimé Laurent Berger ce lundi.

Invité de BFMTV-RMC, le patron du syndicat réformiste réagissait à l'intrusion de manifestants vendredi au siège de la CFDT, réitérant sa volonté de porter plainte au nom de l'organisation.

Une plainte qui sera déposée ce jour à 9h30 par un représentant de la CFDT, pour intrusion, violences, insultes, intimidations, a égrené le numéro 1 de la CFDT, évoquant des crachats "sur certains et certaines de nos salariés". "Ce qui s'est passé vendredi c'est violent, c'est une forme d'agression."

Dénoncé par les grévistes, le système universel de retraites par points porté par l'exécutif a les grâces du syndicat.

Berger dénonce des crachats, insultes et violences

"Il y a un des salariés qui a été mis au sol et un autre qui, dans la bousculade, a eu un doigt abîmé avec une interruption temporaire de travail. Il y a des salariés qui ont aussi eu des crachats, d'autres qui ont eu des insultes", a poursuivi le syndicaliste, dénonçant un acte "inacceptable", perpétré par "des forces extérieures" au 44e jour de mobilisation contre la réforme des retraites.

"Bien sûr, c'est de l'intimidation", a également lancé Laurent Berger. Un acte à mettre sur le compte, selon lui, des "logiques d'affrontements qui consistent à dire que tous ceux qui ne pensent pas comme vous sont forcément des ennemis, forcément des gens qu'il faut faire taire".

Clarisse Martin