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La CFDT maintient les accusations de violences verbales et physiques lors de l'intrusion dans ses locaux

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a annoncé son intention de porter plainte dès lundi contre les auteurs des agressions qui ont eu lieu lors de l'intrusion au siège de l'organisation syndicale

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a annoncé son intention de porter plainte dès lundi contre les auteurs des agressions qui ont eu lieu lors de l'intrusion au siège de l'organisation syndicale - AFP

Sur son compte Twitter, la CFDT a maintenu sa version des faits, en relayant une vidéo montrant des violences commises lors de l'intrusion qui s'est déroulée vendredi à son siège parisien.

Que s'est-il passé vendredi au siège de la CFDT? Des dizaines d'individus se sont introduits au siège de la centrale syndicale du XIXème arrondissement de Paris et ont agressé verbalement et physiquement des salariés de la CFDT, selon des propos de Laurent Berger.

Ces accusations ont été niées par Anasse Kazib, délégué de Sud Rail, l'une des voix du mouvement qui orchestrait l'opération mégaphone en main, comme on peut le voir sur des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

Ce samedi, dans un tweet, la CFDT maintient les accusations de violences:

"Contrairement à ce que la mise scène voudrait faire croire, l’intrusion ds nos locaux a été violente pour les salariés présents", affirme la centrale sur son compte officiel qui évoque des "insultes & intimidations physiques".

Le message est accompagné d'une vidéo qui montre des bousculades et des membres de la CFDT pris à partie par les manifestants. On y entend aussi Anasse Kazib appeler au calme ceux qui cherchent à en découdre physiquement avec les salariés de la CFDT. Dès vendredi, Laurent Berger a annoncé son intention de déposer plainte.

L'opération, qualifiée par Anasse Kazib "d'action surprise de la coordination RATP/SNCF n'a pas été soutenue par Sud-Rail. Dès vendredi, Erik Meyer, l'un des secrétaires fédéraux de ce syndicat, a expliqué son désaccord. "Ce n'est pas une action SUD-Rail", a-t-il réagi auprès de l'Agence France-Presse (AFP). 

Les syndicats ne soutiennent pas l'opération 

Dans un tweet Sébastien Mariani, secrétaire général adjoint de la CFDT-Cheminots, a dénoncé une "action de haine". Il ajoute que "ces quelques individus se réclamant de la SNCF et de la RATP ne représentent en rien et sûrement pas les milliers de salariés de nos entreprises".

Enfin, dans un communiqué, la CGT a pris position contre l'opération. "Quels que soient les désaccords possibles entre organisations syndicales, la CGT ne cautionne pas ce type d'action", explique la confédération qui rappelle que "chaque organisation syndicale est libre de son mode de fonctionnement, de son orientation et de ses revendications".

"Ces violences sont une honte pour notre démocratie", a réagi Emmanuel Macron. Dans la soirée, le président a lui-même été visé par une manifestation qui s'est déroulée devant le théâtre des Bouffes du Nord où il assistait avec son épouse à une représentation théâtrale.

Pascal Samama