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"Homélie de Montchalin": les députés LaRem ont trouvé un surnom à la nouvelle secrétaire d'État

Amélie de Montchalin, secrétaire d'État aux Affaires européennes, le 1er avril 2019 à l'Élysée.

Amélie de Montchalin, secrétaire d'État aux Affaires européennes, le 1er avril 2019 à l'Élysée. - Ludovic Marin - AFP

L'ascension fulgurante d'Amélie de Montchalin laisse place à quelques commentaires acerbes de certains de ses collègues de l'Assemblée, qui critiquent son autoritarisme et son côté "Madame-je-sais-tout".

Élue députée de l'Essonne à l'été 2017, à 33 ans, Amélie de Montchalin vient de rentrer au gouvernement. Dimanche, elle a été désignée pour devenir la nouvelle secrétaire d'État aux Affaires européennes, succédant ainsi à Nathalie Loiseau qui portera la liste LaRem aux Européennes.

Cheffe de file des commissaires aux Finances, elle était en lice pour prendre la tête des plus de 300 députés LaREM en septembre dernier. L'élue avait fini à la troisième place, mais avait été choisie comme vice-présidente. Si de nombreux députés LaREM tressent des lauriers à la jeune femme - "vive, mesurée, efficace" - d'autres grincent contre son "autoritarisme" ou "caporalisme", rapporte l'AFP. 

"Homélie de Montchalin"

Une députée de la majorité soupire dans les colonnes du Parisien contre son côté "Madame Je-Sais-Tout". Catholique pratiquante assumée, d'autres l'auraient renommée "Homélie de Montchalin". Dans un discours daté du 30 juillet 2017 lors d'un rassemblement jésuite en Belgique, elle avait mêlé son engagement politique de vocabulaire divin: "J'ai répondu à un appel en janvier – pas de l'Ange Gabriel, mais d'un certain Emmanuel", déclare-t-elle notamment, ajoutant plus loin:

"Ce qui m’attend dans ma nouvelle vie de députée est encore mystérieux, transformant (...) Comme quand les pères Jésuites sont envoyés en 'mission' loin et différemment de leurs attentes. C’est imprévisible, exigeant mais essentiel à votre mission de service de l’Église et du Monde."

Salomé Vincendon