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ÉDITO - "Ce n'est pas bon signe quand on puise dans les conseillers" pour un remaniement

Pour Christophe Barbier, éditorialiste sur BFMTV, l'arrivée de deux conseillers du cabinet de l'Élysée au gouvernement n'est pas une bonne nouvelle, "c'est la crise des compétences".

Emmanuel Macron a fait entrer ce dimanche au gouvernement trois trentenaires choisis dans sa garde rapprochée. Parmi ses conseillers élyséens, Sibeth Ndiaye jusque-là conseillère en communication, est nommée porte-parole du gouvernement et Cédric O - désormais ex-conseiller en économie numérique - devient secrétaire d'État au Numérique. La députée LaREM Amélie de Montchalin est, elle, nommée aux Affaires européennes.

L'éditorialiste de BFMTV Christophe Barbier
L'éditorialiste de BFMTV Christophe Barbier © BFMTV

> Un cabinet élyséen "défaillant" et "épuisé"

"Quand on voit deux membres du cabinet nommés au gouvernement, d'abord c'est la crise des compétences, c'est que le parlement n'a pas été capable d'accoucher de ministres potentiels. Ça veut dire que ce parlement, ce groupe parlementaire, il est défaillant.

Et puis parce que le cabinet est défaillant, on en exfiltre les gens les uns après les autres: Séjourné au parti, Emelien pour faire des livres, et là deux qui vont au gouvernement. Ce n'est pas bon signe quand on puise dans les conseillers. Rappelez vous Audrey Azoulay devenant ministre de la Culture, elle était chargée de la culture au cabinet de François Hollande. Et bien ça veut dire qu'on ne trouve même plus d'élus à gauche pour s'occuper de la culture à l'époque, et aujourd'hui pour s'occuper d'Europe on en trouve, mais pour le Numérique on puise dans l'équipe du président.

Ça veut dire que cette équipe, elle est jugée défaillante par le président, épuisée. Il ne cesse depuis neuf mois maintenant d'essayer de la renouveler, et pour la renouveler de commencer par la vider. C'est un petit peu inquiétant sur la capacité de Macron à gérer placidement ses ressources humaines. Cette défaillance de l'équipe, elle est née avec l'affaire Benalla."

Salomé Vincendon