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Hollande sur son couple : "Les affaires privées se traitent en privé"

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François Hollande doit fixer, mardi, le cap économique et social pour 2014 tout juste esquissé lors de ses voeux aux Français, à l'occasion de la troisième conférence de presse de son mandat.

Sur les révélations de Closer sur sa vie privée

"Chacun peut traverser des épreuves, ce sont des moments douloureux. Mais j'ai un principe: c'est que les affaires privées se traitent en privé, dans une intimité respectueuse de chacun", répond le président. François Hollande promet ceci dit de clarifier la situation de son couple avant son déplacement aux Etats-Unis, le 11 février.

Des suites judiciaires à l'affaire Closer? "Tout doit me conduire comme citoyen à poursuivre Closer, explique François Hollande. Mon indignation est totale. C'est une violation qui touche à une liberté fondamentale". Le président rejette toutefois un changement de législation: "je suis contre les lois de circonstance. Les tribunaux sont là pour sanctionner les abus".

Sur le statut du conjoint, François Hollande explique qu'"il n'y en a jamais eu" (...) Il y a des usages, qui ont également concerné les femmes de mes prédécesseurs (...) Ce qui est essentiel pour moi, c'est la transparence. Les moyens consacrés au conjoint doivent être connus, publiés, et les coûts doivent être les moins élevés possibles".

Sur la fin de vie

Le président François Hollande a souhaité mardi en conférence de presse un texte de loi qui permette, "dans un cadre strict", à un majeur atteint d'une maladie incurable de demander une "assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité".

Souhaitant qu'un "accord le plus large possible puisse être trouvé sur un texte de loi", il a précisé: "Il s'agit de permettre à toute personne majeure atteinte d'une maladie incurable procurant des souffrances psychiques ou physiques insupportables qui ne peut être apaisée, de pouvoir demander dans des conditions strictes une assistance médicalisée pour terminer sa vie en dignité."

Sur les cotisations familiales

Le président François Hollande a promis mardi de mettre fin "d'ici 2017" aux cotisations familiales pour les entreprises et les travailleurs indépendants, lors de sa troisième conférence de presse à l'Elysée.

"Je fixe un nouvel objectif, c'est que d'ici 2017, pour les entreprises et pour les travailleurs indépendants, ce soit la fin des cotisations familiales. Cela représente 30 milliards d'euros de charges", a affirmé le chef de l'Etat.

Sur l'emploi

Le président François Hollande a admis mardi ne pas avoir "encore gagné la bataille pour l'emploi", mais a estimé qu'une "tendance se dessine" en ce qui concerne le chômage.

"Certes, depuis six mois le chômage des jeunes a reculé. Certes, il y a eu une stabilisation du chômage et une tendance se dessine. Mais nous n'avons pas encore gagné la bataille pour l'emploi", a déclaré le président à l'occasion de la troisième conférence de presse de son mandat, ajoutant qu'en matière de lutte contre le chômage, il "ne s'agit pas de changer de chemin, il s'agit d'aller plus vite, d'aller plus loin, d'accélérer, d'approfondir".

Sur le pacte de responsabilité

Le pacte de responsabilité doit "permettre plus d'embauches". "Le temps est venu de régler le principal problème de la France: sa production. Il nous faut produire plus, et mieux", martèle François Hollande.

Quatre chantiers fondent le pacte de responsabilité, poursuit François Hollande: "la poursuite de l'allègement du coût du travail, la visiblité des entreprises, la simplification et enfin les contreparties avec les entreprises." Ce pacte "implique toutes les parties prenantes: l'Etat, les collectivités locales, et les partenaires sociaux."

François Hollande développe l'agenda fixé autour du pacte de responsabilité. Il passera notamment par une concertation avec les partenaires sociaux, l'organisation des assises de la fiscalité, menées par Jean-Marc Ayrault, et sera conclu par une grande conférence sociale au printemps.

"Un document formalisera les engagements du pacte (de responsabilité) et les modalités de suivi des contreparties. Le gouvernement engagera sa responsabilité devant l'Assemblée nationale sur ce texte", a-t-il déclaré.

Sur le Mali et la Centrafrique

Le président estime que l'opération Serval est "une victoire". "Voilà ce qu'est une intervention utile où la France a pu être à sa place". En Centrafrique, "l'Europe va venir" pour aider notamment sur le plan humanitaire, annonce le président. Puis "une force de la paix viendra prendre le relais". "Nous avons espoir que la paix revienne", affirme François Hollande, qui rappelle que "1.600 soldats français sont déployés" sur place.

Sur l'Europe

A l'aide d'un travail commun avec l'Allemagne, François Hollande souhaite relancer l'Europe, "comme je l'avais déjà dit". "Il ne faut pas avoir peur de l'Europe, il faut plutôt craindre qu'elle s'affaiblisse, qu'elle disparaisse".

"Je ne laisserai pas faire ceux qui veulent en terminer avec l’idée européenne. Je ne laisserai pas faire non plus ceux qui veulent en finir avec l'euro" - allusion du chef de l'Etat au Front national notamment, dont le programme s'appuie sur une sortie de l'euro.

La rédaction