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Guerre d'Algérie: Estrosi demande à Macron de faire un geste vers les harkis

Invité de BFM Politique ce dimanche, Christian Estrosi est revenu sur la déclaration d'Emmanuel Macron, qui a reconnu pour la première fois que le militant communiste Maurice Audin était "mort sous la torture du fait d'un système instauré par la France en Algérie", en 1957.

Christian Estrosi s'est exprimé ce dimanche dans BFM Politique sur le geste d'Emmanuel Macron, qui a reconnu jeudi la responsabilité de l'Etat français dans le meurtre de Maurice Audin pendant la guerre d'Algérie, et demandé "pardon" au nom de la France à sa veuve. S'il salue cette initiative, le maire LR de Nice attend désormais un pas de plus de la part du président de la République. 

"Je trouve que c'est une bonne initiative si elle n'est pas spécifique à Audin", explique-t-il. "Si c'est une initiative qui ouvre un grand champ de transparence de la part de l'Etat et de la République".

"Je ne veux pas de repentance"

Christian Estrosi a détaillé ce qu'il espère de la part d'Emmanuel Macron.

"Moi ce que j'attends très clairement du président de la République c'est que sa démarche, qui se tourne vers un anti-colonialisme, (...) se tourne autant vers tous ces rapatriés, vers tous ces harkis qui ont subi aussi", réclame-t-il.
"Et dont nombreux sont ceux qui font partie des milliers de disparus dont on n'a jamais vraiment connu les causes, j'attends que toutes les archives soient ouvertes pour tous ceux-là aussi. Je ne veux pas de repentance. Je veux de la transparence", conclut-il.
Céline Penicaud