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Valls: "voter Front national c'est affaiblir la France"

Européennes: "le cap est tracé" et "ne changera pas" après le scrutin

Européennes: "le cap est tracé" et "ne changera pas" après le scrutin - -

Élections européennes, position de force du FN, rachat de l'entreprise Alstom, propos de Ségolène Royal... Manuel Valls était l'invité de Ruth Elkrief jeudi sur BFMTV. Voici ce qu'il ne fallait pas rater de son interview.

Elections européennes du 25 mai prochain, position de force du Front national, rachat de l'entreprise Alstom par General Electric ou Siemens, propos de Ségolène Royal contre ses collègues du gouvernement... A Lille, Manuel Valls était l'invité de Ruth Elkrief jeudi sur BFMTV.

# La déclaration: "J'aime la France, j'aime l'Europe"

"J'aime la France et j'aime l'Europe, a attaqué le Premier ministre Manuel Valls sur BFMTV jeudi en marge du meeting socialiste pour les Européennes à Lille. Ces élections européennes sont essentielles car elles décideront du choix du futur président de la Commission européenne. L'Europe conservatrice a échoué, Martin Schultz [candidat du Parti socialiste européen (PSE), NDLR] est un progressiste. L'Europe est notre avenir et je suis pour une France forte dans une Europe plus grande et plus forte".

Et alors que les sondages placent le FN au plus haut, le locataire de Matignon assure que "voter Front national c'est affaiblir la France. Les populismes […] veulent faire sortir la France de l'euro", ce qui serait une "catastrophe". Le parti de Marine Le Pen pointe à 25% et creuse l'écart avec l'UMP (21%) et le PS (18%), selon un sondage CSA pour BFMTV jeudi.

# Le message: "Il faut accepter l'idée de protéger ses propres intérêts"

"Des alliances sont possibles pour des entreprises comme Alstom, a également assuré le Premier ministre. Mais nous défendons nos secteurs stratégiques". La raison d'une telle prise de position? Le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg a annoncé l'élargissement du décret sur les "entreprises stratégiques" à cinq secteurs (énergie, santé, télécoms, eau, transports). Et si Bruxelles a déjà mis en garde le gouvernement contre ce qui pourrait s'apparenter à du protectionnisme, il ne se laisse pas impressionner et donne ainsi une nouvelle tournure au dossier Alstom.

"Les discussions sont toujours en cours avec l'Américain General Electric mais elles se nouent aussi avec l'Allemand Siemens, a précisé Manuel Valls. Il faut accepter l'idée de défendre nos propres intérêts".

# La consigne: "J'attends des comportements exemplaires"

"Je suis auprès des candidats en campagne même si je sais qu'il n'y a que des coups à prendre", a expliqué Manuel Valls, anticipant de mauvais résultats aux élections européennes.

Sur sa fonction de Premier ministre, il a déclaré que "ce serait le président de la République qui déciderait ou non de le garder à Matignon durant trois ans".

Enfin, Manuel Valls a par ailleurs évacué le "retour des couacs" liés aux propos de Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie qui avait brusqué ses collègues Arnaud Montebourg et Michel Sapin.

"J'attends des comportements exemplaires mais je ne me laisse pas distraire par le clapotis de l'actualité", a-t-il assuré.

Samuel Auffray