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Valls sur son voyage à Berlin: "Si c'était à refaire, je ne le referais pas"

Le Premier ministre fait amende honorable, et annonce qu'il va rembourser la part du voyage de ses deux enfants, partis avec lui à Berlin assister à la finale de la Ligue des champions. Un montant qui s'élève à 2.500 euros.

Manuel Valls fait son mea culpa. Après la polémique qui a suivi son déplacement à Berlin en Falcon pour assister à la finale de la Ligue des champions, le Premier ministre s'est exprimé jeudi matin en marge d'un déplacement à La Réunion.

Revenant longuement sur l'affaire, Manuel Valls affirme avoir "utilisé les moyens mis normalement à disposition du Premier ministre pour un déplacement officiel". Mais il ajoute être "sensible à la réaction des Français. Je me dois d'incarner un comportement parfaitement exemplaire. Si c'était à refaire, je ne le referais pas", ajoute le chef du gouvernement, qui avait emmené deux de ses enfants avec lui à Berlin.

77% des Français "choqués" par ce déplacement

Une présence dans l'avion qui "n'a pas coûté un euro supplémentaire aux contribuables", assure-t-il, puisque l'appareil avait déjà "été affrêté" pour lui. Quelques minutes plus tard, Manuel Valls annonce toutefois que "pour lever tout doute, j'ai décidé d'assumer la prise en charge du voyage pour mes deux enfants, soit un montant de 2.500 euros."

Cette somme correspond au tarif moyen sur un vol commercial pour deux personnes sur les trajets Paris-Poitiers, Poitiers-Berlin et Berlin-Poitiers, précise l'entourage du Premier ministre. Le retour final de Poitiers à Paris a, lui, été pris en charge par le PS. "Je voulais mettre un point final à cette polémique pour me consacrer à l'essentiel", conclut le Premier ministre.

Car cette affaire lui a peu à peu échappé. Après cinq jours de débats, un sondage de l'institut Elabe pour BFMTV indiquait mercredi soir que 77% des Français se disaient choqués par la polémique, et 47% "très choqués". François Hollande lui-même est "tombé de l'armoire", selon ses proches, et a évoqué le sujet lors d'un déjeuner avec son Premier ministre mardi midi. "Ce qui est fait est fait, mais à l'avenir il faudra être toujours plus vigilant", avait dit le chef de l'Etat, en invitant Manuel Valls à "tirer les leçons" de cette histoire. 

A. K.