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Valls sur la loi Travail: il n'y a "aucune raison de demander le retrait"

Il n'y a "aucune raison de demander le retrait" du projet de loi Travail après les modifications apportées par l'exécutif, a déclaré le Premier ministre Manuel Valls - Jeudi 17 mars 2016

Il n'y a "aucune raison de demander le retrait" du projet de loi Travail après les modifications apportées par l'exécutif, a déclaré le Premier ministre Manuel Valls - Jeudi 17 mars 2016 - AFP

Il n'y a "aucune raison de demander le retrait" du projet de loi Travail après les modifications apportées par l'exécutif, a déclaré le Premier ministre Manuel Valls à l'adresse des jeunes qui ont manifesté jeudi.

"Il n'y a aucune raison de demander le retrait", a déclaré le chef du gouvernement sur Public Sénat, après la séance des questions à la haute assemblée.

"Moi, je suis très attentif bien sûr aux attentes, aux aspirations, aux exigences, aux colères, aux angoisses de la jeunesse. Je leur demande de regarder avec attention le texte, les évolutions que nous avons apportées après un dialogue très riche avec les partenaires sociaux et les organisations étudiantes", a-t-il dit.

"Regardez ce qu'il y a dans le texte"

Manuel Valls a souligné que plusieurs syndicats et organisations de jeunes ne demandaient pas ou plus le retrait du texte.

"La porte des ministères, la mienne aussi, est ouverte pour discuter avec ceux qui veulent représenter la jeunesse. Mais je leur dis 'regardez ce qu'il y a dans le texte'.

C'est un texte qui vise au contraire à conforter le CDI, à sortir de la précarité, qui donne de nouveaux droits" comme la garantie jeunesse étendue "qui sera une des grandes réformes du quinquennat de François Hollande et qui va concerner progressivement toute une génération", a-t-il dit.

Après le blocage de quelques dizaines de lycées et campus, plusieurs milliers de lycéens et étudiants sont descendus dans la rue jeudi pour réclamer le retrait de la loi Travail. Les manifestations ont été émaillées d'incidents, notamment à Paris, Rennes et Marseille.

A.-F. L. avec AFP