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Valls à Macron: "le commentaire sur tous les sujets" n'a "aucun sens"

Manuel Valls à Matignon en janvier 2015.

Manuel Valls à Matignon en janvier 2015. - AFP

Manuel Valls a appelé mercredi ses ministres, en premier lieu Emmanuel Macron, auteur de plusieurs déclarations qui ont suscité agacement et colère à gauche, à former "un pack" comme une équipe de rugby, jugeant que "le commentaire sur tous les sujets n'a aucun sens".

"Ce qui est vrai, c'est que les ministres doivent se considérer comme faisant part d'un pack, d'une équipe, et chacun doit travailler. Et le commentaire sur tous les sujets n'a aucun sens", a dit sur France Inter le Premier ministre, interrogé sur les déclarations de son ministre de l'Economie.

"Les Français attendent du gouvernement, et bien sûr du chef du gouvernement, qu'ils soient pleinement concentrés sur leurs attentes", a-t-il poursuivi. Interrogé sur la formule de "ministre d'ouverture" utilisée par le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, Manuel Valls a répondu que Emmanuel Macron est "un ministre talentueux, un ministre utile au sein du gouvernement".

"Moi je suis toujours pour l'ouverture, jamais pour la fermeture, jamais pour le sectarisme", a poursuivi le Premier ministre. Relancé plus précisément sur le fait que la formule de "ministre d'ouverture" faisant référence aux ministres de gauche des gouvernements de droite sous Nicolas Sarkozy, le chef du gouvernement a éludé, disant ne pas vouloir "perdre du temps avec de faux débats".

"Face aux défis qui sont ceux du pays, que nous allons évidemment traiter, la Syrie, la crise des réfugiés, l'urgence climatique, le défi bien sûr de l'emploi, le gouvernement travaille, avance, je viens de le démontrer sur la fonction publique. Donc moi je ne veux pas perdre du temps avec de faux débats", a-t-il dit. Emmanuel Macron, malgré plusieurs recadrages de Manuel Valls depuis la rentrée, a fait savoir dimanche lors d'un colloque organisé par le journal Le Monde son intention de poursuivre à nourrir le "débat" sur de nombreux sujets.

la rédaction avec AFP