BFMTV
Gouvernement

Schiappa ne pourrait pas "être dans un gouvernement au sein duquel quelqu’un a été condamné pour viol"

Marlène Schiappa

Marlène Schiappa - Ludovic MARIN / AFP

La secrétaire d'État à l'égalité hommes-femmes s'est entretenue avec le magazine américain The New Yorker. Elle est notamment revenue sur l'affaire Darmanin et la tribune signée par un collectif de femmes pour la "liberté d'importuner".

À l’occasion d’un déplacement à New York en janvier dernier pour parler parité dans le monde de l’entreprise, la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, s’est entretenue avec le prestigieux magazine américain The New Yorker. Daté au 26 février, le portrait présentant Marlène Schiappa comme l’un des membres "les plus francs" du gouvernement a d’ores et déjà été publié sur le site du New Yorker.

Interrogée sur la situation de Gérald Darmanin qui a fait l’objet d’une plainte pour viol, classée sans suite vendredi dernier, la secrétaire d’État assure qu'elle "ne pourrait pas être dans un gouvernement au sein duquel quelqu’un a été condamné pour viol", avant de rappeler qu’il "y a une présomption d’innocence" et que Gérald Darmanin "n’a pas été condamné".

S’agissant de la plainte pour diffamation déposée par le ministre de l’Action et des Comptes publics, elle explique en outre qu’"une plainte contre cette femme pour diffamation ne signifie pas que nous devons la considérer comme coupable de diffamation".

"Le mouvement féministe français n'a jamais été un bloc unique"

Celle qui est décrite comme le "quatrième membre le plus populaire du gouvernement" revient également sur la tribune signée par un collectif de femmes, dont Catherine Deneuve, pour la "liberté d’importuner", indiquant que le "mouvement féministe français n’a jamais été un bloc unique".

Pour rappel, les signataires de la tribune avaient dénoncé "le puritanisme" et la "campagne de délations" qui ont, selon elles, découlé de l’affaire Weinstein. Marlène Schiappa avait de son côté jugé ce discours "dangereux". "Importuner des femmes, ce n’est pas comme s’ils (les hommes, ndlr) leur offraient une rose dans la rue", ajoute-t-elle dans les colonnes du New Yorker.

Au magazine, elle précise à cet égard qu’"en France, quand on veut dire qu’il ne faut pas aller trop loin, l’expression est ‘Nous ne devons pas américaniser la société’. Comme si les gens aux États-Unis ne se séduisaient pas, n’avaient pas de relations. J’étais à New York pendant deux jours. J’ai pris des ascenseurs avec des hommes. Ils ne m’ont pas fait signer de contrat pour s’assurer que je n’allais pas les poursuivre. Il est même possible que certains d’entre eux aient flirter", confie la secrétaire d’État.

P.L