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Royal sur la loi Macron: "le travail du dimanche crée des emplois"

Ségolène Royal lundi 23 février sur BFMTV.

Ségolène Royal lundi 23 février sur BFMTV. - BFMTV

La ministre de l'Ecologie et de l'énergie était l'invitée de BFMTV et RMC lundi matin. Elle a exprimé son souhait "d'avancer" sur la loi Macron, et défendu "sa" loi sur la transition énergétique.

Sur la loi Macron qui a fait vaciller l'exécutif la semaine passée, Ségolène Royal, ministre de l'Energie et de l'environnement, estime qu'"il faut avancer". "Les choses sont assez simples: faut-il faire du surplace ou aller de l'avant? Je ne veux pas retomber dans la polémique", dit-elle. "La question désormais c'est: le travail du dimanche créé-t-il des emplois? Moi je pense que oui, notamment dans le tourisme".

Et la ministre de prévenir ses collègues du Parti socialiste, dont certains s'opposent à la loi d'Emmanuel Macron: "ne nous opposons pas les uns aux autres, avançons! Que les élus soient inquiets, je le comprends, mais essayons d'appliquer ce qui a été fait".

"Je ne laisserai pas ma loi réduite au nucléaire"

Durant les débats sur la loi Macron, Ségolène Royal était au Sénat pour les débats sur la loi sur la transition énergétique. Une loi sur laquelle le Sénat a fait obstacle à propos de la place du nucléaire dans la production d'énergie.

"C'est vrai que le Sénat a changé sur la date de 2025 (objectif fixé au départ par la loi)", reconnaît Ségolène Royal. "Ce qui a été voté, c'est la diminution de la part du nucléaire. C'était l'engagement présidentiel", rappelle-t-elle. "La date en effet n'est plus précisée, mais d'une certaine façon elle se trouve quand même de la loi puisque la part de 40% d'énergies renouvelables dans l'électricité a été votée pour 2030", justifie la ministre. Elle prévient: "je ne laisserai pas les gens qui sont sur des postures idéologiques réduire ma loi de transition énergétique à la question du nucléaire (...) C'est le reste qui est le plus important."

A propos d'Olivier Brandicourt, le patron du laboratoire Sanofi qui reçoit un "cadeau" de bienvenue de 4 millions d'euros, Ségolène Royal ne cache pas sa colère: "je ne trouve pas ça normal du tout. Je rappelle quand même que les médicaments sont remboursés par les Français. Donc ce sont les Français qui vont payer les primes de bienvenue au patron de Sanofi! Il faut un peu de décence et d'autodiscipline (...) J'espère qu'il renoncera à cette somme, ce serait un minimum".

A. K.