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Quand Edouard Philippe se faisait retirer son permis pour excès de vitesse, et rendait le tout public

Edouard Philippe, alors maire Les Républicains du Havre, le 26 mai 2015 dans sa municipalité.

Edouard Philippe, alors maire Les Républicains du Havre, le 26 mai 2015 dans sa municipalité. - Charly Triballeau - AFP

En 2015, le Premier ministre avait été contrôlé à plus de 150km/h sur une route limitée à 110km/h.

Ce mardi, le gouvernement a annoncé une série de nouvelles mesures pour "refaire de la sécurité routière un enjeu de première importance", notamment en abaissant la vitesse maximale sur le réseau secondaire à 80km/h au lieu de 90.

Pourtant, en termes de vitesse sur la route, le Premier ministre, qui a dévoilé le plan à l'issue d'un Comité interministériel de la sécurité routière, n'a pas toujours été un modèle.

En octobre 2015, Edouard Philippe, alors maire Les Républicains du Havre, avait été contrôlé à plus de 150km/h sur un tronçon d'autoroute limité à… 110km/h. Il se rendait à Paris pour un motif familial, à bord d'une voiture de la municipalité.

"Mon permis a été suspendu pour 72 heures"

A l'époque, l'élu LR avait joué la carte de l'honnêteté. Arrêté par les gendarmes un vendredi, il avait rendu publique son infraction dans un communiqué.

"Conformément à la législation en vigueur relative aux excès de vitesse compris entre 40 et 50 km/h au-dessus de la limite autorisée, et aucune autre infraction au code de la route n'ayant été constatée, mon permis de conduire a été suspendu pour une durée de 72 heures", avait-il expliqué.

"La gendarmerie nationale m'a également informé de ce que cette infraction impliquera une amende forfaitaire, un retrait de 4 points sur mon permis, une mesure de suspension administrative de ce permis et une mesure complémentaire qui fera l'objet d'une décision du tribunal de police", avait-il poursuivi.

Edouard Philippe avait déclaré à l'époque avoir choisi de révéler l'information car "nos concitoyens attendent légitimement de leurs élus l'exemplarité", s'affirmant "convaincu, par ailleurs, de la nécessité d'être ferme en matière de sécurité routière". Le Premier ministre a enfin l'occasion de joindre les actes à la parole.

L.A.