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Primaire du PS: Cazeneuve ne soutiendra personne

Bernard Cazeneuve, le 19 octobre 2016.

Bernard Cazeneuve, le 19 octobre 2016. - Alain Jocard - AFP

"Réserve" oblige, le Premier ministre ne prendra pas parti pour un candidat lors de la primaire organisée par le PS.

Il ne faudra pas compter sur Bernard Cazeneuve pour soutenir un candidat à la primaire du PS. Le Premier ministre, proche de Manuel Valls, indique dans le Journal du dimanche qu'il ne prendra pas parti dans la compétition entre les 7 candidats. 

"Je suis chef de la majorité et garant de son unité par-delà les primaires. Cela m'oblige à une certaine réserve", explique le chef du gouvernement qui, relancé sur cette position difficile à tenir, assure qu'il "tient toujours bon".

"La meilleure manière d'aider la gauche et notre candidat est que le gouvernement gouverne et réussisse. Chaque ministre doit donc se consacrer pleinement à sa tâche", explique-t-il.

L'importance de "valoriser le bilan" de Hollande

Il se dit également persuadé que le vainqueur de la primaire de la gauche, quel qu'il soit, devra "valoriser le bilan" du quinquennat de François Hollande. "Il me paraît tout à fait illusoire de prétendre gagner l'élection présidentielle en menant une campagne qui dénigrerait le bilan du quinquennat", insiste Bernard Cazeneuve en lançant à la gauche: "Nous devons être offensifs" car "le bilan du quinquennat est bon" et "il est temps d'être fiers de notre action".

S'il ne prend pas parti, Bernard Cazeneuve n'hésite pas pour autant à distribuer les tacles. Il estime ainsi que le 49.3 "peut être utile" à condition que son usage soit "mesuré", marquant ainsi un désaccord avec Manuel Valls , candidat à la primaire, qui propose de supprimer, hors texte budgétaire, le recours à ce texte.

Sans citer Emmanuel Macron ni Jean-Luc Mélenchon, il met aussi en garde contre les "initiatives personnelles", soulignant que "l'Histoire jugera très durement ceux qui, par obsession de leur destin ou de leur ego, ne l'auront pas compris".

Tout en se défendant de "taper" sur quiconque, le Premier ministre entend "exprimer" ses "convictions", "sans agressivité". Et s'il "respecte" François Fillon, il juge que le projet de ce "conservateur" est "dangereux".

A. K. avec AFP