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Pour la ministre de la Défense, "tant mieux" si des jihadistes français meurent en Syrie

Florence Parly réagissait à l'avancée des troupes kurdes dans la ville de Raqqa. Après accord, des jihadistes français ont quitté l'ancien fief de l'Etat islamique.

Alors qu'un accord a été trouvé avec les autorités kurdes, les jihadistes syriens et étrangers présents à Raqqa sont autorisés à quitter l'ancien bastion de l'organisation islamique. Ce qui fait craindre à la coalition internationale un retour des étrangers dans leur pays d'origine. Pour éviter cette situation, la ministre française de la Défense a prôné la poursuite des combats militaires et l'élimination des jihadistes.

"Si des djihadistes périssent dans ces combats, je dirais que c’est tant mieux, et s’ils tombent entre les mains des forces syriennes, ils dépendront de la juridiction syrienne", a assuré Florence Parly, lors du Grand Rendez-vous sur Europe 1, les Echos et C News.

"Un lieu symbolique"

Interrogée sur la situation, la ministre française de la Défense s'est réjouie que l'ancien bastion de l'organisation islamique soit en train de tomber aux mains de la coalition internationale. "Raqqa, c’est aussi un lieu très symbolique puisque c’est de Raqqa que sont partis les ordres concernant le massacre qui a été perpétué au Bataclan et au Stade de France", rappelle-t-elle. 

Florence Parly a réaffirmé l'engagement de la France aux côtés de ses alliés "pour obtenir la destruction de Daesh". "Nous ne pouvons rien faire pour empêcher leur retour. Nous pouvons poursuivre le combat pour neutraliser le maximum de jihadistes", a insisté Florence Parly.

La ministre a toutefois refusé de confirmer ou d'infirmer la présence de troupes françaises au sol. "Ce sont les forces au sol, syriennes, qui seront en charge de ces combattants si ceux-ci restent vivants, ce que l’histoire ne dit pas encore", a-t-elle encore ajouté. 

J.C.