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Syrie: des jihadistes étrangers ont quitté Raqqa après accord

Raqqa, le 8 octobre 2017.

Raqqa, le 8 octobre 2017. - Bulent Kilic-AFP

Un accord d'évacuation à permis a des "combattants étrangers" de quitter la ville emblématique de la domination de Daesh, en passe d'être libérée. Mais où de nombreux civils étaient encore menacés.

Des combattants étrangers de Daesh ont quitté la ville syrienne de Raqqa à la faveur d'un accord conclu la veille, a indiqué dimanche un responsable local, alors que l'ancien bastion jihadiste est sur le point de tomber.

"Une partie des combattants étrangers a quitté" la ville, a déclaré Omar Allouche, un haut responsable du Conseil civil de Raqqa, interrogé sur l'accord d'évacuation annoncé samedi.

Il n'a pas confirmé combien de jihadistes ont quitté la ville samedi, ou encore leur destination. Samedi, Omar Allouche avait indiqué qu'un accord avait été trouvé pour l'évacuation des jihadistes syriens et étrangers de Raqqa. Ils pourraient possiblement rejoindre des territoires de la province de Deir Ezzor, toujours aux mains de Daesh.

La bataille de Raqqa dans sa phase finale

La coalition internationale emmenée par Washington, qui soutient les combattants antijihadistes engagés dans la bataille, avait auparavant annoncé le départ d'un "convoi" de Raqqa après un accord d'évacuation, sans évoquer le sort des jihadistes syriens et assurant que les combattants étrangers seraient exclus de l'accord.

Le Conseil civil de Raqqa est une administration locale mise en place par les combattants antijihadistes kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) engagées à Raqqa.

Entrées à Raqqa en juin, les FDS contrôlent la quasi totalité de la ville mais luttent pour reprendre les dernières positions de Daesh, craignant pour les nombreux civils toujours pris au piège.

La bataille pour reprendre Raqa au groupe Etat islamique (EI) est dans sa "phase finale", a annoncé dimanche une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis. En perdant Raqqa, son ancien grand bastion en Syrie, Daesh subirait un nouveau revers après avoir déjà perdu de vastes pans du territoire dont il s'était emparé en Irak et en Syrie.

D. N. avec AFP