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Pierre Moscovici sur l'affaire Jérôme Cahuzac: "j'ai toujours dit la vérité"

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, sur le plateau de BFMTV le 21 mai 2013

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, sur le plateau de BFMTV le 21 mai 2013 - -

Que savait Pierre Moscovici de l'affaire du compte à l'étranger de Jérôme Cahuzac? Alors que la commission d'enquête parlementaire sur l'action de l'exécutif s'ouvre mardi, le ministre de l'Economie a répondu aux questions de BFMTV.

L'affaire Jérôme Cahuzac prend une nouvelle tournure mardi, jour du coup d'envoi de l'enquête parlementaire sur l'action de l'exécutif pendant cette affaire. Alors qu'il doit lui aussi être auditionné par la commission d'enquête, pour déterminer s'il était au courant des agissements de Jérôme Cahuzac, Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, a de nouveau balayé les accusations d'avoir protégé son ancien ministre du Budget.

"L'administration fiscale a été irréprochable sous mon autorité"

"Depuis que je me suis expliqué, à savoir que l'administration fiscale avait été irréprochable et exemplaire sous mon autorité, on n'en parle plus. Mais je vais de nouveau prêter serment. J'ai toujours dit la vérité et je redirai la vérité" devant cette commission, a soutenu Pierre Moscovici mardi sur BFMTV. "Personne au gouvernement n'était au courant de cela (les mensonges de Jérôme Cahuzac)", a-t-il martelé.

Un peu plus tôt, Jérôme Cahuzac avait déclaré sur RTL "souhaiter payer sa dette". Une interview que Pierre Moscovici "n'a pas écouté".

"Jamais nous n'avons menti aux Français"

Interrogé sur les propos prêtés à Jérôme Cahuzac, qui aurait affirmé être moins menteur que François Hollande, Pierre Moscovici a dénoncé des propos "graves s'ils s'avéraient qu'ils ont bien été tenus". "Jamais nous n'avons menti aux Français. C'était une campagne de vérité et nous avons dit auux Français que le contexte était difficile, que nous allions demander des efforts", a soutenu le ministre de l'Economie.

"A Bercy, je suis à ma place"

Enfin, Pierre Moscovici a refusé d'entrer dans le débat ouvert par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, qui a réclamé "un patron à Bercy". A défaut de s'imposer en "patron", terme qu'il a écarté de lui-même pour se définir, Pierre Moscovici a préféré parler de "place". "A Bercy, je suis à ma place", a-t-il assuré.

Et de renvoyer chacun à ses responsabilités en rappelant la ligne déjà défendue par François Hollande lors de sa conférence de presse, jeudi dernier. "Ce que nous demande le président, et ce dont je suis le garant, c'est de mettre en oeuvre une seule ligne politique, la sienne, a défendu Pierre Moscovici. La question n'est pas de savoir si 'patron ou pas patron?' mais de faire en sorte d'aditionner nos talents".

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Sandrine Cochard