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Pédophilie à l'école: "de nombreuses défaillances", selon Najat Vallaud-Belkacem

Najat Vallaud-Belkacem reconnaît des "défaillances" dans les affaires de pédophilie à l'école.

Najat Vallaud-Belkacem reconnaît des "défaillances" dans les affaires de pédophilie à l'école. - Miguel Medina - AFP

La ministre de l'Education nationale affirme que les "défaillances" ont été "nombreuses" dans les affaires de pédophilie à l'école. Elle se rend à Grenoble lundi avec Christiane Taubira pour exposer les conclusions de l'enquête sur ces scandales.

Najat Vallaud-Belkacem a souligné dimanche sur France 3 que "les défaillances" avaient été "nombreuses" dans les récentes affaires de pédophilie en milieu scolaire et que la situation ne pouvait donc rester en l'état.

La ministre de l'Education et son homologue de la Justice, Christiane Taubira, se rendront lundi à Grenoble pour rendre compte des conclusions de l'enquête administrative menée sur ces scandales. Elles doivent d'abord présenter ces conclusions aux familles des enfants victimes des agissements présumés d'un professeur des écoles à Villefontaine (Isère), avant de les dévoiler lors d'une conférence de presse.

Les ministres avaient évoqué en avril la possibilité d'inscrire dans la loi l'obligation pour la Justice d'informer l'Education de la condamnation de professeurs pour faits graves. Pour le moment, cette obligation est signalée dans une circulaire mais celle-ci n'est pas toujours appliquée. Autre piste alors évoquée, la vérification à intervalles réguliers des casiers judiciaires des enseignants. Pour le moment, ils ne sont consultés qu'au moment de l'embauche.

Une loi pour mieux informer l'Education nationale?

Dimanche sur France 3, Najat Vallaud Belkacem a été interrogée sur la nécessité ou pas d'une loi pour rendre obligatoire la transmission de certains dossiers d'enseignants condamnés dans des affaires de pédophilie. "Indéniablement la situation ne peut pas rester telle qu'on la connaît aujourd'hui puisque les défaillances se sont avérées nombreuses", a-t-elle simplement répondu.

Un directeur d'école de Villefontaine a été mis en examen en mars pour des faits présumés de viol de onze élèves, qui auraient été commis entre décembre et mars. L'homme avait été condamné en 2008 à six mois de prison avec sursis pour détention d'images pédopornographiques, un jugement dont l'Education nationale n'avait pas été informée.

Après cette affaire, plusieurs cas de professeurs condamnés dans le passé ont été signalés à l'Éducation nationale, qui a vérifié auprès de la Justice si ces informations étaient avérées. Un professeur de sport dans un collège d'Orgères (Ille-et-Vilaine), près de Rennes, a ainsi été suspendu en avril.

la rédaction avec AFP