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Otages libérés: pas de rançon mais des négociations

François Hollande et son homologue camerounais Paul Biya

François Hollande et son homologue camerounais Paul Biya - -

Si François Hollande et Laurent Fabius ont déclaré qu'il n'y avait pas eu de rançon dans la libération des otages détenus au Nigeria, des négociations avec les ravisseurs ont pourtant eu lieu.

La libération de la famille Moulin-Fournier détenue depuis février au Nigeria soulève la question de la rançon. François Hollande mais aussi Laurent Fabius ont assuré que la France ne changeait pas son "principe", qui est "le non versement de rançons". En revanche, des négociations ont eu lieu dans le plus grand secret. Explications.

Des négociations bien gardées

Le chef d'Etat a confirmé à la dernière minute sa présence sur le tarmac avec Valérie Trierweiler pour accueillir les ex-otages. Une discrétion à l’image des négociations qui ont eu lieu autour de leur libération. Dans une déclaration officielle, le président a coupé court vendredi aux rumeurs sur une éventuelle rançon.

"Nous recherchons tous les contacts, nous utilisons les intermédiaires qui peuvent être les plus utiles, nous ne changeons pas notre principe, qui est de non-versement par la France de rançon", a-t-il assuré.

Même son de cloche du côté de GDF, l’employeur de Tanguy Moulin-Fournier, même si l'on reconnait que les négociations sont entourées du plus grand secret.

"Dans cette affaire le succès des négociations conduites par les Etats résultent de la totale discrétion, du secret qui les a entourées. Je n’en sais pas plus, ce n’est pas l’affaire de l’entreprise", a expliqué pour sa part, Gérard Mestrallet, le PDG de GDF Suez.

L'appui des autorités locales

Pour certains spécialistes, si les ravisseurs n’ont pas obtenu d’argent ils ont très probablement négocié des contreparties: "c’est visiblement passé par les autorités locales, camerounaises en premier lieu, éventuellement nigérianes, mais on n’a pas encore tous les détails", indique Anne Giudicelli, directrice de Terrorisc.

Ainsi, s’appuyer sur les autorités locales devient un moyen pour le gouvernement de ne pas être impliqué directement dans les contreparties réclamées les ravisseurs.


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M.G. avec Thomas Paulmyer