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Montebourg rend hommage à Valls et tacle Bruxelles

Arnaud Montebourg s'en est de nouveau pris à la Commission européenne.

Arnaud Montebourg s'en est de nouveau pris à la Commission européenne. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Le nouveau ministre de l'Economie, invité du JT de France 2, a fustigé jeudi le bilan "pas brillant" de la Commission européennes. Il a également rendu hommage à Manuel Valls, un homme "passionnément de gauche", selon lui.

Qu'on se rassure, Arnaud Montebourg n'a rien perdu de son franc-parler. Invité du journal de 20 heures de France 2, jeudi, le nouveau ministre de l'Economie a de nouveau taclé la Commission européenne, qui a fait part de ses craintes suite à sa nomination.

Pressé de dire s'il regrettait ses "invectives" envers José Manuel Barroso, le président de la commission qu'il avait qualifié de "carburant du Front national", il a ainsi répondu: "ce n'est pas une invective, c'est une réalité."

"Mon but n'est pas d'être populaire à la Commission de Bruxelles", a-t-il ajouté. "Mon but est que la France et l’Union européenne s’en sortent." "Le bilan n’est quand même pas brillant", a-t-il également glissé.

Un "tandem de choc" avec Sapin

Il avait auparavant été interrogé sur ses relations avec Manuel Valls, et ses propos datant de la primaire socialiste. Il avait en effet déclaré que le nouveau Premier ministre "n’avait qu’un pas à faire pour aller à l’UMP".

"Manuel Valls est un homme passionnément de gauche. Je veux rappeler que nous avons milité ensemble pour le non au traité constitutionnel européen en 2005. Je n'oublie pas ces combats communs", a-t-il assuré. "Bien sûr, nous avions des désaccords, nous allons les mettre à l’épreuve des faits mais nous avons travaillé dans le même gouvernement et nous appartenons à une famille qui a le désir de changer la France. Nous pouvons le faire en harmonie".

Quant à l'attelage formé avec Michel Sapin à Bercy, Arnaud Montebourg l'a qualifié de "tandem de choc pour sortir de la crise".

"Un tandem, c'est quand les gens pédalent ensemble, c’est-à-dire qu’ils vont dans la même direction. La question n'est pas de savoir qui est le chef, mais comment la tâche est répartie. A lui les finances, à moi l’économie", a-t-il conclu.

Y. D.