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Montebourg attendu de pied ferme à Florange

Arnaud Montebourg

Arnaud Montebourg - -

Le ministre du Redressement productif devra répondre aux fortes attentes des salariés à quatre jours d'un CE extraordinaire de la direction d'ArcelorMittal.

Après une usine Renault mercredi, Arnaud Montebourg se rend jeudi à Florange en Moselle. Invité par les salariés de l'aciérie ArcelorMittal, le ministre du Redressement productif va devoir convaincre au sujet des deux hauts fourneaux du site dont l'arrêt définitif. "Arnaud Montebourg, on n'a rien à lui dire, on a juste envie de l'écouter", a commenté l'un des responsable CFDT, Edouard Martin.

"Pendant l'été, ses conseillers nous disaient qu'il viendrait uniquement s'il avait des choses positives à annoncer. Alors on espère qu'il a quelque chose dans sa besace", a-t-il poursuivi, estimant que "s'il n'avait rien à nous dire, ce serait un suicide politique".

Les syndicalistes craignent une annonce de la fermeture définitive des hauts fourneaux lors d'un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire convoqué lundi matin au siège français du groupe à Saint-Denis (Seine-Saint Denis). L'ordre du jour ne comporte qu'un seul point: "information sur la situation économique et industrielle d'Arcelor Mittal Atlantique et Lorraine".

Une rencontre entre la direction et François Hollande

Pour le représentant FO Walter Broccoli, "il ne faut pas fantasmer sur un CCE extraordinaire sur le plan social. (...) Ils ne vont certainement pas parler de plan social". Selon Xavier Le Coq, son homologue de CFE-CGC, "on n'aura que des décisions générales sur le devenir des installations et après il y aura une procédure d'information-consultation".

Mais Arnaud Montebourg ou François Hollande pourrait devancer l’échéance car le député PS de Moselle Michel Liebgott a annoncé sur son site internet une rencontre entre le chef de l'Etat et le patron d'ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, vendredi à Paris.

2.500 salariés sur le site de Florange

Le haut fourneau P3 est à l'arrêt depuis l'été 2011 et le P6, alors le dernier en activité en Lorraine, depuis octobre 2011. ArcelorMittal assure qu'ils n'ont été mis qu'en veille temporaire en raison d'une demande insuffisante d'acier. Cet arrêt entraîne du chômage partiel massif pour une grande partie des 2.500 salariés permanents du site et pèse sur les nombreux sous-traitants.

Alors qu’Arnaud Montebourg avait rencontré les dirigeants d'ArcelorMittal le 30 août, le 10 septembre, la direction avait refusé de démentir la possibilité d'un plan social. Le groupe avait alors "réaffirmé son engagement vis-à-vis de la France qui reste un pays stratégique pour le groupe".

S.A. avec AFP